Les humeurs de Mélodie

Chroniques diverses d'une Québécoise en Angleterre

04 juillet 2008

Visite et voyage

Dans quelques heures, Michou, mon beau-frère, arrivera à l'aéroport de Gatwick, pas très loin d'ici. Il était à Milan pour le travail et a décidé de venir nous voir quelques jours. Comme toute raison est bonne pour voyager, GG et moi irons le rejoindre directement à l'aéroport et tous ensemble, nous partirons ce soir pour l'Irlande du Nord, où nous serons jusqu'à mardi soir.

À bientôt

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Virée à Bratislava, en Slovaquie

R_publique_tch_que_et_Slovaquie_094Assoiffés d'en voir le plus possible pendant ce court séjour, GG et moi avions décidé d'aller passer une journée à Bratislava avant de reprendre l'avion pour l'Angleterre. Un peu ignorants des distances entre ces deux capitales, nous ignorions qu'un trajet ferroviaire d'environ cinq heures séparait Prague de Bratislava. Il aurait été beaucoup moins long d'aller en Pologne! Mais le hasard faisant bien les choses, nous sommes arrivés à Bratislava et nous l'avons immédiatement adorée. Souvent oubliée et délaissée par les touristes, qui lui préfèrent Prague, cette capitale d'environ 500 000 habitants est belle à croquer et sympathique à souhait. C'est une Cracovie slovaque!

R_publique_tch_que_et_Slovaquie_099Une chose qui nous émerveille à chaque coup en Europe, ce sont les places. Partout, peu importe le pays, il y en a. Ce sont des endroits importants pour les touristes, mais aussi pour les gens du coin. On y retrouve de belles fontaines, des artisans, des cafés et de merveilleux édifices colorés (et, bien sûr, des vendeurs de cossins). À Bratislava, au milieu des places, c'était décontracté. Tous, locaux et touristes, déambulaient tranquillement, jasaient accotés à un mur, buvaient un café ou une bière, s'entraidaient. Pas de cris, pas de presse. C'était la dolce vita slovaque.

Difficile de ne pas tomber amoureux de Bratislava, car elle est belle et colorée:

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Son centre historique, entièrement piétonnier, recèle de places merveilleuses:

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De plus, Bratislava semble avoir le sens de l'humour! Partout à travers la ville, on retrouve des statues un peu étranges. En voici quelques-unes. (Pour en voir d'autres, cliquez ici et ici.)

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R_publique_tch_que_et_Slovaquie_119Ce qui fait le charme absolu de Bratislava, c'est que ses habitants sont absolument fantastiques. Partout, dans les cafés, les restaurants et les boutiques, nous avons été accueillis et servis avec le plus grand sourire et la plus grande amabilité. Nous avons vu des employées sortir de leur boutique pour aider des touristes à retrouver leur chemin. Nous nous sommes fait aborder dans la rue par des jeunes gens de notre âge nous demandant d'où on venait. En apprenant que nous étions québécois, s'ensuivaient des discussions sur le hockey! Ceux-ci n'ont pas oublié les frères Stastny qui sont passés à l'Ouest dans les années 80. Vous allez à Prague? À Cracovie? À Vienne? Faites le détour et allez à Bratislava!

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03 juillet 2008

Une amitié pragoise

visa0003[Tennessee, septembre 1992] En 1992, après avoir obtenu mon diplôme d'études secondaires, j'ai participé à un échange ASSE et je suis allée passer un an aux États-Unis, au Tennessee, pour y apprendre l'anglais. Là-bas, j'ai habité chez une famille d'accueil et j'ai fréquenté un vrai American high school, le genre avec des cheerleaders et des pep rallies, où les diplômés lancent leur chapeau dans les airs à la remise des diplômes. Là-bas, j'ai rencontré des Américains extraordinaires au coeur grand comme le ciel, mais aussi d'autres élèves étrangers, comme Bretislav, surnommé Bret the Czech. Lui et moi nous sommes tout de suite liés d'amitié. Pour moi, il représentait un lien avec une région du globe qui m'intéressait énormément, l'Europe de l'Est. Inlassablement, il répondait à toutes mes questions et me parlait de sa vie d'adolescent sous le régime communiste. Et pour lui, j'étais un lien avec le Canada, pays dont il rêvait pour une raison bien particulière: le hockey! Où nous vivions, au Tennessee, les gens n'en avaient que pour le football ou le baseball, mais avec moi, il pouvait parler un langage que je comprenais. Pendant un an, nous avons été de bons amis, puis l'année s'est terminée et nous sommes tous deux rentrés dans notre pays respectif en nous promettant de nous revoir un jour, à Prague ou au Canada.

visa0001[Prague, juillet 1998] En 1994, avant même que je puisse moi-même y aller, mes parents sont allés à Prague. J'en avais parlé à Bret, qui a tout de suite insisté pour les rencontrer. C'est ainsi qu'un soir d'octobre, alors que je travaillais, je reçus un appel en direct de Prague où mes joyeux lurons de parents s'amusaient avec Bret! Puis finalement, en 1998, M. et moi avons planifié notre tournée européenne postuniversité. Pendant deux mois, nous avons gambadé de pays en pays avec notre sac à dos et bien sûr, nous sommes allées à Prague. Dès notre arrivée, Bret a fait en sorte de nous faire passer du bon temps: nous avons découvert des coins cachés et des petites tavernes de Prague où nous avons bu de la bière qui ne coûtait que quelques couronnes. Nous sommes allées souper chez lui, un souper à la bonne franquette organisé par sa mère, qui ne parlait pas un mot d'anglais ni de français. Un midi, nous sommes même allées rejoindre Bret à son travail, chez Shell, où nous avons dîné à la cafétéria avec lui. Puis finalement, Bret et un ami, Petr, ont tous deux pris congé une journée pour nous faire visiter les environs de Prague. Nous sommes allés à Tábor, petite ville de Bohême où ont grandi les parents de Bret et où habitait encore sa grand-mère. Nous avons visité des catacombes et des passages souterrains, nous nous sommes amusés au chalet parental, nous avons mangé dans un resto typiquement tchèque et nous sommes même arrêtés chez la grand-mère de Bret, car du haut de son balcon, elle nous avait aperçus et avait insisté pour nous servir un verre d'alcool (probablement frelaté). De belles histoires d'amitié, j'en ai plusieurs, mais celle-là est spéciale et inoubliable. C'est une histoire d'amitié qui défie le temps et les frontières.

R_publique_tch_que_et_Slovaquie_092Mai 2008. Voilà presque dix ans que je n'ai pas revu Bretislav. Nous avons gardé contact, par lettres puis par courriels, mais jamais nos chemins ne se sont recroisés. C'était donc avec beaucoup d'excitation, et avec aussi un peu de nervosité, que nous nous sommes donné rendez-vous. Mais dès le premier regard et le premier sourire, c'était comme si nous nous étions dit au revoir la veille. La seule différence était que Bretislav, toujours le même coquin curieux, était accompagné de sa jolie femme, Katka, tout aussi souriante et sympathique, et moi, de mon GG adoré. Et le plus merveilleux, c'est que notre quatuor s'est immédiatement bien entendu.

DCP_0687Fidèles à leurs qualités de guides touristiques hors pair, et ce, malgré un horaire fort chargé, Bret et Katka sont venus nous chercher dimanche midi et nous ont offert de nous faire visiter les environs de Prague. Nous sommes donc allés au parc botanique de Průhonice, à environ 12 km de Prague, un énorme parc renommé pour son château éclectique et ses rhododendrons.

R_publique_tch_que_et_Slovaquie_086Après avoir dîné dans un resto italien du coin, nous avons poursuivi notre route jusqu'au château de Konopiště, quelque 30 km plus loin. Ce château, qui date du XIVe siècle, fut complètement rénové en baroque au XVIIIe siècle et appartint même, dès 1887, à l'archiduc François-Ferdinand d'Este, qui en fit sa résidence familiale. Après l'assassinat de l'archiduc en 1914, événement qui déclencha la Première Guerre mondiale, cette résidence devint propriété de l'État. Nous n'avons pas pu visiter tout le château, mais nous avons quand même visité quelques salles dont des salles d'armes et d'autres remplies de milliers de trophées de chasse (on dirait que l'archiduc ne faisait pas grand-chose à part chasser...)

Prague[Prague, 4e arrondissement, photo de Remax] Après cette merveilleuse journée passée à l'extérieur de la ville, GG et moi pensions que nous allions devoir dire au revoir à nos amis, comme ils devaient travailler le lendemain, mais ils nous ont plutôt invités à manger de la fondue au fromage chez eux! Oubliez donc l'idée que les Tchèques ne mangent que des saucisses et des viandes en sauce. Bret vit toujours dans l'appartement que j'ai visité il y a dix ans, seulement maintenant, il en est le propriétaire, car ses parents sont déménagés en Bohême. Son appartement est situé dans un quartier qui a été développé sous le régime communiste, alors tout est gros, gris et en ciment. Lors de ma visite, il y a dix ans, l'intérieur reflétait aussi cette époque, mais maintenant, avec l'arrivée de la démocratie, de la liberté, de la mondialisation et d'un pouvoir d'achat, cet appartement est méconnaissable. En fait, il ressemble à l'appartement typique québécois où meubles et articles Ikea sont à l'honneur. Certains diront que c'est dommage, que cette magnifique ville s'occidentalise un peu trop, mais quand on parle aux gens, à ceux qui vivent là-bas au quotiden, et qu'on se rend compte qu'ils sont très heureux de leur situation, on ne peut qu'être contents pour eux.

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02 juillet 2008

Prague, la belle

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Il y a déjà un peu plus d'un mois, GG et moi mettions pied à Prague, la magnifique capitale de la République tchèque. Dans mon coeur, Prague se hisse parmi mes endroits préférés, et ce, depuis longtemps. En juillet 1998, presque jour pour jour, M. et moi arrivions là-bas pour rencontrer mon ami Bretislav. Là, à Prague, nous avons vécu les pires moments de notre tournée européenne à sac à dos (vol de quelques affaires à l'auberge de jeunesse et témoins d'une agression à batte de baseball), mais aussi les plus beaux moments, car Bret et son ami Petr nous ont fait visiter des coins inconnus de Prague ainsi que Tábor, petite ville de Bohême. C'était donc avec impatience que j'attendais ce séjour et la chance de revoir mon ami tchèque.

Cette fois-ci, aucun pépin à Prague, seulement du beau et du drôle, des aventures comme je les aime, soit pas du tout négatives, mais tout de même un peu dépaysantes, comme notre arrivée tardive à l'aéroport de Prague, vers minuit... 1er hic: on n'a pas une couronne tchèque en poche; 2e hic: on ne connaît rien au tchèque, alors tenter de déchiffrer la machine qui vend les billets d'autobus, pas facile... (On a décidé d'acheter le billet le plus cher, se disant qu'il nous ferait bien traverser les six zones jusqu'au centre-ville.) 3e hic: euh... on ne sait pas trop où on va... En fait, c'est que les autobus de nuit changent de trajet, alors pour se rendre à notre hôtel, on ignore quel autobus prendre. 4e hic: tout mot tchèque semble très facile à prononcer, mais en fait, ne se prononce pas toujours comme on le pense. Donc, quand on demande au chauffeur s'il arrête à la station de métro "Anděl", que GG et moi prononçons [andèl], on n'avance pas à grand-chose. On sort donc la carte pour montrer l'endroit au chauffeur, et lui de dire: "Ah! "Hangrel". Et ça, c'était un mot facile... En tchèque, il y a des mots avec trois ou quatre consonnes d'affilée. Parfois même, des mots sans une voyelle. Par exemple, le nom de famille de mon ami est KRCH. Amusez-vous à tenter de le prononcer. (Pour entendre du tchèque, cliquez ici.)


R_publique_tch_que_et_Slovaquie_003Comme on n'avait pas beaucoup de temps à Prague, on a décidé d'y aller à fond et de voir "tout Prague en une journée"! Évidemment, on n'a pas tout vu, mais le samedi a été une journée touristique extrême. GG et moi sommes rendus des experts de la visite, mais je crois que jamais nous n'avions passé 12 heures à visiter et à marcher ainsi. Mais on ne pouvait faire autrement. La ville est juste "trop". Trop grande. Trop belle. Trop intéressante. Trop culturelle. Trop vivante. Trop étourdissante. Chaque fois qu'on pensait pouvoir souffler un peu, un nouvel édifice coloré se dressait devant nous. Certains endroits sont bondés de touristes, mais on prend une ruelle ou une cour intérieure, puis c'est le calme total. Des moments de pur bonheur. Donc, cette journée s'est surtout passée sous le thème de l'émerveillement et de la ballade.

La journée en photos:

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Nulle part ailleurs, à mon avis, l'architecture est-elle aussi belle et hétéroclite qu'à Prague. Gothique, art déco, cubiste, baroque, communiste, tout se côtoie. Nous avons passé la majeure partie de la journée le nez en l'air à pousser des oh! et des ah!

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Même si des hordes de touristes ont la même idée, il faut traverser le pont Charles, un pont pour piétons d'un peu plus de 500 m où se tiennent artistes et artisans, amuseurs et musiciens, et plus de 75 statues. Une fois de l'autre côté, on se trouve dans staré město, la vieille ville, et là, c'est un labyrinthe de petites ruelles, de mini cours intérieures où petites boutiques et cafés se cachent.

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Dans la vieille ville se trouve l'hôtel de ville de Prague qui date du XIVe siècle et sur lequel se trouve l'horloge astronomique, un des clous touristiques de la ville. Selon la légende, on aurait crevé les yeux de l'horloger qui mit au point le mécanisme pour qu'il ne puisse reproduire ce chef-d'oeuvre ailleurs. Avant de mourir, l'aveugle se serait fait conduire à l'horloge par ses fils et aurait détruit le mécanisme, rendant l'horloge inutilisable pendant de longues années. On peut monter dans l'hôtel de ville et une fois en haut, on en a le souffle coupé... Les rues de Prague et ses toits rouges se dressent devant nous. On a juste le goût de rester là et d'observer...

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Après s'être restaurés et promenés, après avoir déambulé dans les ruelles de la vieille ville, il était temps de retourner de l'autre côté de la rivière, dans malá strana, "le petit côté", une quartier baroque complètement inchangé depuis des siècles. C'est un coin magnifique, romantique, plein d'arbres, de fontaines, d'îles et de canaux, où sont situés le château de Prague et la ruelle d'or (la petite rue colorée sur la photo de gauche).

DCP_0672Une journée difficile pour les pieds, mais tellement riche culturellement et historiquement. Prague, malgré les touristes, c'est comme une toile vivante.

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01 juillet 2008

Petit bonjour

Oh là là... On dirait que je ne fais que trouver des excuses pour expliquer mon absence... L'envie de bloguer est toujours là, les idées ne se tarissent pas, mais le travail m'occupe beaucoup et je dois avouer que GG et moi arrivons tout juste de l'Outaouais... Nous y avons passé une semaine (de pure folie et presque sans sommeil) à essayer de nous trouver un logement pour l'automne. Le semaine fut stressante, mais c'est chose faite!

Entre-temps, je viens de finir un billet sur Prague. Il ne me reste plus qu'à le réviser. Il devrait être affiché sous peu.

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23 mai 2008

Ben oui, devinez quoi...

On part encore...

Ce sera sûrement une de nos dernières escapades, car le retour au Canada approche à grands pas.

Cette fois, nous allons à Prague où le soleil et les amitiés nous attendent... (Je vous en dirai plus sur cette histoire à mon retour...)

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Épilogue islandais

Tout ce qu'on vous a déjà dit sur l'Islande est vrai: c'est beau, c'est froid, c'est cher, c'est à la mode, c'est dépaysant et maintenant, c'est aussi le pays le plus pacifique au monde d'après l'Indice mondial de la paix (lire l'article ici). De plus, si vous fermez les yeux et priez bien fort pour voir des aurores boréales, même si ce n'est pas la saison, il y a de bonnes chances qu'elles se pointent. Et à ce moment-là, vous verrez quatre touristes, émerveillés, au coin d'une rue, le nez en l'air...

Voici quelques petites humeurs islandaises en vrac:

Islande_088Le lagon bleu... Oui, c'est touristique. Vous pensez donc, pour cette raison, l'omettre lors de votre séjour islandais? NON! C'est un endroit absolument magnifique, tripant, émerveillant, qui restera gravé dans votre mémoire.

Islande_009Islande_076 Les villes européennes ont vraiment la culture des statues et des monuments. Reykjavik n'est pas différente et offre aux visiteurs de merveilleuses surprises au fil de leurs promenades.

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En Islande, les noms dans les bottins sont en ordre alphabétique, cependant l'ordre ne suit pas le nom de famille, mais plutôt le prénom...

Amusez-vous à construire votre nom comme si vous étiez islandais.
Si vous êtes un homme, ajoutez "son" au prénom de votre père, et vous aurez ainsi votre nom de famille.
Si vous êtes une femme, ajoutez "dóttir" au prénom de votre père, et vous aurez ainsi votre nom de famille. Mon nom islandais serait donc "Mélodie Louisdóttir".

Posté par melodie1974 à 15:26 - Chroniques islandaises - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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