Les humeurs de Mélodie

Chroniques diverses d'une Québécoise en Angleterre revenue au Québec et vivant à Aylmer.

30 octobre 2006

Dublin pas à pas

Si vous avez lu l'entrée précédente sur Dublin, vous aurez sûrement deviné que j'ai adoré la ville. Mon séjour de quatre jours m'a permis de visiter la ville et de participer à ce qu'elle avait à offrir, même si j'aurais eu besoin de quatre autres jours pour tout faire. Tout de même, ce que j'ai fait, visité, vu m'a donné une bonne idée de l'essence de la ville. Pas à pas, voici le trajet que mon papounet et moi avons parcouru, au cas où vous seriez intéressés à visiter la capitale irlandaise un de ces jours.

Pour notre première vraie journée dublinoise, comme il mouillait à verse (nous avons appris le lendemain que ça avait été la pire accumulation de pluie en Irlande depuis des années), nous avons opté pour un tour en autobus qui nous amène aux principaux points d'intérêt et qui nous donne la possibilité de descendre où nous voulons puis de rembarquer, toute la journée. De cette manière, nous avons donc commencé par visiter quelques musées, pour nous mettre en appétit, comme la Gallerie nationale d'Irlande qui offre un répertoire d'art varié allant de l'art romain à l'art moderne irlandais. Comme ce n'est pas un musée vraiment reconnu à travers le monde, on n'y trouve pas de grandes oeuvres (un Picasso, un Caravage), mais sa salle sur la famille Yeats est superbe. Par la suite, nous avons fait un arrêt obligatoire, selon nos guides,
à l'Hôtel de ville, où un magnifique édifice datant de 1769 nous a accueillis. En plus de son architecture impressionnante, l'Hôtel de ville propose une exposition multimédia sur l'histoire de la capitale irlandaise. L'expo était super intéressante et très riche en informations. Nous aurions aimé y passer plus de temps, voir tous les extraits d'archives qu'on nous proposait, mais comme tout bon édifice municipal, il fermait ses portes très tôt (14 h). Comme l'heure de fermeture des principaux lieux d'intérêt approchait (nous n'étions plus en saison touristique), nous n'avions d'autre choix que de nous diriger vers un lieu qui ferme rarement, la brasserie Guinness, où nous allions visiter le storehouse et déguster une bonne pinte. Honnêtement, nous nous attendions à quelque chose de bien, mais rien de comparable à ce que nous avons vu. C'est un vrai parc d'amusement pour adultes. Entièrement rénové, moderne à souhait, l'édifice de sept étages nous entraîne sur les traces de la Guinness :                                             [1er étage]Guinness_Storehouse_3


On y voit comment cette populaire bière est produite, de A à Z; on y apprend l'histoire de la Guinness (et de la famille); on suit les traces publicitaires de Guinness depuis les débuts, etc. Le clou de la visite est sans aucun doute une excellente pinte gratuite au magnifique Gravity Bar situé au 7e étage de la brasserie, d'où on peut admirer (sous la pluie) la ville à nos pieds. On a passé presque 2 heures à la brasserie et on aurait pu y passer 2 heures de plus. Si vous passez par Dublin, cet arrêt est obligatoire.

Le lendemain, nous sommes partis faire un tour à Wexford (voir le billet sur Wexford, disponible sur vos écrans sous peu).

Le surlendemain, le beau temps était revenu et nous avons décidé de flâner et visiter les endroits qui nous avaient tentés lors de notre tournée en autobus, mais que nous n'avions pas eu le temps de voir. Nous avons, évidemment, fait la tournée obligatoire des églises importantes de Dublin, soit la cathédrale Saint-Patrick (oui, ce même Saint qu'on oblige à grands coups de bière verte le 17 mars de chaque année) et surtout, celle de Christchurch qui, à mon avis, était beaucoup plus intéressante.

Christchurch_2[cathédrale de Christchurch]

En effet, cette cathédrale a été construite aux alentours de 1030, sous le règne des Vikings, et était de confession celtique. Évidemment, elle a changé de mains et de confession plusieurs fois, suivant le pouvoir, et elle est maintenant de foi anglicane (mais on spécifie que toute confession est bienvenue aux services). Pour les plus curieux, on y trouve aussi une crypte médiévale, inchangée depuis le 13e siècle.

Par la suite, papounet et moi nous sommes séparés, suivant chacun nos propres intérêts. Les miens allaient m'emmenée au nord de la Liffey. J'ai parcouru les quais, j'ai choisi le pont que j'allais enjamber pour traverser de l'autre côté, je me suis promenée dans le coin très occupé et moderne de la rue O'Connell et je me suis rendue au Dublin's Writers Museum, où j'ai passé un superbe deux heures en compagnie des grands de la littérature. Cette magnifique maison georgienne a été transformée en paradis pour tout amoureux de la littérature. Avec un guide audio, on se promène devant des vitrines où maints objets et éditions uniques nous sourient; on s'arrête devant des affiches et des photos pour écouter le guide nous parler des auteurs, des oeuvres et du contexte historique. Encore une fois, une superbe découverte où j'aurais bien aimé passé plus de temps, mais les heures filant, je devais partir pour me rendre Musée irlandais d'art moderne avant que celui-ci ferme ses portes. Pour ceux qui me connaissent, vous savez bien que je n'y connais pas grand-chose en art, encore moins en art moderne. Cependant, ce musée m'attirait, car il était situé dans l'ancien hôpital Royal (17e siècle) et il utilisait, en plus des bâtiments principaux, les terrains, jardins, clairière, cimetière. L'expérience entière donc est aussi intéressante que les oeuvres elles-mêmes. Encore une fois, un autre arrêt presque obligatoire.

Le lendemain matin, avant de repartir vers l'Angleterre, nous avons eu le temps de faire une dernière visite. Nous sommes allés marcher sur les terrains de l'Université de Dublin, soit le très fameux Trinity College, fondé en 1592 par la reine Elizabeth I, et reconnu principalement pour sa magnifique vieille bibliothèque où l'on peut y voir le Livre de Kells, un manuscrit illustré, enluminé et ornementé réalisé par des moines celtiques aux alentours de l'an 800. On se sent très petit et très jeune, près de tant d'histoire.

En quelques jours seulement, nous avons eu un excellent aperçu de ce que Dublin offre et peut offrir. La ville est pleine d'énergie, elle respire le bonheur et le plaisir, et elle regorge de culture. C'est bien une grande ville, mais elle ne ressemble à aucune autre capitale. C'est une grande ville qui offre tout ce qu'une bonne grande ville se doit d'offrir, mais elle nous enveloppe aussi un peu comme dans un cocon, comme le ferait un joli village. Un gros joli village.

Posté par melodie1974 à 13:50 - Chroniques irlandaises - Commentaires [0] - Permalien [#]

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