24 octobre 2007
Défi littéraire 2007 - A pour Apollinaire et I pour Ibsen
Il est maintenant certain que je ne terminerai pas mon Défi littéraire 2007. Pas grave! J'ai quand même lu des livres qui étaient sur mes tablettes depuis des lustres et j'ai fait de superbes découvertes, alors ça a été un beau défi (qui n'est quand même pas tout à fait terminé).
Apollinaire, Guillaume (1911). Les Exploits d'un jeune don Juan. 109 pages.
Je l'avoue, j'ai ajouté ce livre à mon défi, car il ne contenait que 109 pages... Je me suis dit que j'avais bien droit à un tout petit livre, car Ulysse, de James Joyce, était sur cette même liste. Je connaissais Apollinaire grâce à ces poèmes, surtout ceux de Calligrammes et d'Alcools, mais j'ignorais qu'il avait écrit des romans et des contes. Je n'avais aucune idée à quoi m'attendre et quelle ne fut pas ma surprise de voir que ce court roman était un roman érotique! Je n'ai rien contre la littérature érotique, mais peu importe la qualité de l'auteur ou de l'écriture, on ne s'en sort pas: c'est un peu redondant. Et c'est aussi le cas ici. À quinze ans, notre jeune Roger découvre la sexualité. Il fait de nombreuses expériences et, disons le franchement, saute tout ce qui bouge lors de cet été passé à la campagne. Un petit roman rigolo, mais certainement pas un incontournable.
9e/26 livres
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Ibsen, Henrik (1879-1892) Four Major Plays. 355 pages.
Habituellement, le théâtre écrit n'est pas mon genre de littérature préférée. Pourquoi? Je ne sais pas. Trop court? Trop oral? Mais quand je suis partie en Norvège cet été, je voulais apporter un auteur norvégien, et comme je n'ai pas trouvé La Faim de Knut Hamsun, j'ai choisi Henrik Ibsen et ce dernier est surtout reconnu pour ses pièces. J'ai donc trouvé en bouquineries un livre avec quatre pièces, soit (Une Maison de poupée; Ghosts; Hedda Gabler; The Master Builder). Je ne savais pas à quoi m'attendre, mais en lisant l'introduction, j'ai tout de suite été conquise. Les pièces d'Ibsen ont été censurées, interdites et dans les soirées mondaines osloïtes de l'époque, on ne pouvait même pas en parler! Mon genre de littérature, quoi! Généralement, l'écart entre ce qui était mal vu à une certaine époque et notre époque actuelle est grand. Ce qui était tabou dans ce temps l'est rarement de nos jours. Mais dans les écrits d'Ibsen, on peut facilement voir ce qui soulevait les passions. Dans les quatre pièces présentées, on a affaire à des femmes mal à l'aise dans leur peau et dans leur vie: viol, inceste, adultère, couple subissant la perte d'enfants dans un incendie plus ou moins causé par le mari. Des sujets noirs, mais superbement traité par Ibsen qui était définitivement en avance sur son époque. Prochaine étape: aller voir une "vraie" pièce d'Ibsen!
10e/26 livres
Commentaires
Je n'ai jamais vu "Le goût des autres", mais là, j'en ai envie
Je suis retournée fouiller dans mon livre pour voir ce que les invitations aux fêtes osloïtes disaient à propos de la pièce d'Ibsen, et voilà : "You are requested not to mention Ibsen's Doll's House!". Pour que la pièce soit jouée en Allemagne, Ibsen a même dû écrire une finale différente. Je ne peux pas en parler ici, ça vendrait le "punch" 













Dans un de mes films préférés, "Le goût des autres", on voit un extrait de "Hedda Gabler", la scène finale, en fait, que j'adore à cause de son: "Ce sont des choses qui ne se font pas!"...
Merci de nous parler d'Isben, car ça me tente de le lire, là, avec ce que tu nous en dit de sa réception subversive de jadis!