Les humeurs de Mélodie

Chroniques diverses d'une Québécoise en Angleterre

26 février 2008

Commentaires fantômes ?

Cracovie_025De retour de Cracovie enchantés. Je me suis découvert un goût pour la vodka dont je vous parlerai...

Pour l'instant, j'ai su que certains des commentaires que vous laissez n'apparaissent pas parfois. Je ne trie pas les messages, alors s'ils ne s'inscrivent pas sur le blogue, c'est à cause des gros méchants serveurs. J'en suis bien désolée, car j'adore vous lire. J'espère que tout rentrera dans l'ordre.

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22 février 2008

Ben oui, on part encore...

Quelques jours à Cracovie, cette fois.

De retour mardi.

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Des mots-clés

Quand on écrit un blogue, le service qu'on utilise nous donne habituellement la possibilité de voir quels mots-clés les visiteurs ont utilisés pour tomber par hasard sur notre blogue. En ce qui concerne mon blogue, rien de bien palpitant. Comme il traite surtout de voyages, les mots-clés ont souvent rapport à différents pays. De temps en temps, je trouve une requête hors de l'ordinaire qui me fait sourire.

Aujourd'hui, c'est évident que quelqu'un cherchait où habitait la reine des Pays-Bas. Je me sens un peu coupable, car cette pauvre personne est tombée maintes fois sur mon blogue et je pense pas que la réponse s'y trouvait. Alors, à toi qui cherchais...

- ou habite la famille royale neerlandaise
- Pays-Bas où habite la famille Royale la reine Beatrix
- ou habite la reine Beatrix au Pays Bas
- Quelle ville habite la famille royale néerlandaise
- reine des pays bas
- la reine béatrix habite à La Haye
- la famille royale des pays bas habitent quelle ville
- Palais de Huis ten Bosch
- Amsterdam famille royale habite lieu
- ville habite famille royale néerlandaise
- Pays-Bas où habite la famille Royal
- la famille royale des pays bas habitent qu'elle ville
- La Haye est-ce lieu où habite Béatrix
- Ville où habite la famille royale néerlandaise

... sache qu'elle habite bien à La Haye, au palais Huis ten Bosch. Voici le lien.

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11 février 2008

Parlons de l'Alfama

Lisbonne_021

L'Alfama, c'est ça. C'est ce que vous voyez sur cette photo. C'est des maisons colorées et délabrées. C'est des clochers d'église. C'est des vêtements accrochés aux cordes à linge. C'est la mer bleue à l'horizon. C'est des petits cafés cachés. C'est des restaurants où on y entend du fado. C'est des poules attachées aux maisons (oui, oui). C'est l'odeur des sardines grillées qui nous donne envie d'en manger même si on n'aime pas ça. C'est des façades en céramique. C'est beau.

Lisbonne_034Pour visiter l'Alfama, j'avais un plan: on allait prendre le tramway 28 qui monte dans la colline jusqu'au castelo de São Jorge. Ce tramway mythique passe par de petites rues et ruelles et nous fait sillonner le quartier avant de nous laisser en haut de la côte, comme on dit. Une fois arrivés en haut, GG et moi sommes descendus à la feira da Ladra (la foire de la Voleuse), un marché aux puces situé dans l'ombre des églises São Vicente de Fora et Santa Engrácia où on retrouve de tout, comme c'est la norme dans les marché aux puces, des jolies jupes aux ceintures en cuir en passant par des pièces d'automobiles (!) et des morceaux de vaisselles épars.

Lisbonne_012L'Alfama, c'est aussi un quartier où on y perd son latin. Essayer de comprendre son histoire en une journée, c'est impossible. Aujourd'hui quartier modeste, il a déjà été le plus prisé du Portugal. C'est un lieu qui attira d'abord les Grecs, puis les Romains, il fut ensuite pris par les Wisigoths et ensuite par les Maures qui y laissèrent des traces. Les chrétiens puis les armées croisées firent ensuite leur entrée et il eut quelques invasions espagnoles et françaises. Bref, comme ville historique, on fait difficilement plus complexe. Étonnamment, même si l'Alfama est le quartier le plus visité de Lisbonne, c'est aussi un "vrai" quartier. Au mois de novembre, en saison basse, à la tombée du jour, il n'y a plus aucun touriste dans les rues. Ceux-ci ont laissé place aux jeunes jouant au ballon, aux mamans qui crient de leur balcon et qui appellent leur maisonnée au souper. Et quant le soir se pointe, étrangement, c'est assez calme. Pour seuls bruits, des tam-tams qu'on entend au loin et les maîtres d'hôtels des petites bicoques à fado qui essaient d'attirer quelques clients qui se racontent des blagues pour passer le temps.

Lisbonne_017Pour vous prouver que je ne mentais pas...

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Films - 2007

Comme pour les livres, je fais la liste des films que je regarde au cours de l'année. Mon Dieu! Je crois que je suis list compulsive... Mais celle-là, j'y reviens souvent. Ma famille aime beaucoup les films, et la plupart de mes amis aussi, alors c'est toujours un bon sujet de conversation. Et en faisant cette liste, je peux vider mes tiroirs mentaux de titres de films et les sortir au besoin seulement.

Cette année, ce fut une bonne année cinéma/télé! Beaucoup de coups de coeur! Et contre toute attente, grâce au merveilleux Cinema 6 de Portsmouth, beaucoup de films étrangers, alors pas que de gros blockbusters Odeon. Et grâce à la magie d'Internet, j'ai aussi découvert de super séries télévisées comme 30 Rock et Arrested Development. Une bonne année, même si mes sorties cinéma ont été moins nombreuses que d'habitude.

Et vous, cinéphiles, avez-vous vu des films que vous avez adorés? Détestés? Certains sont les mêmes que moi?

Cinéma

  1. 2 Days in ParisiQui aurait cru que Julie Delphy pouvait faire du Woody Allen?
  2. Babel i
  3. Congorama (Qc)
  4. La tourneuse de pages
  5. La vie des autres (All.)ii Probablement un de mes meilleurs films à vie
  6. La vie en rosei
  7. Molière (avec Romain Duris)
  8. Pan’s Labyrinthi
  9. Quand j’étais chanteur (avec Dépardieu)
  10. Ratatouille
  11. Silent Light (Mex.) iBergman a fait ça il y  50 ans!
  12. The Bourne Ultimatum
  13. The Last King of Scotland

Internet/Traduction/Location

  1. 28 Days Lateri Après avoir visité Londres, on ne voit plus ce film de la même manière
  2. 28 Weeks Later
  3. 30 Rock (Saison I)iUn vrai bijou
  4. Arrested Development (Saison I)iQuand ils le veulent, les Américains font des trucs extra
  5. Atonement
  6. Becoming Jane
  7. Charlotte Gray (avec Cate Blanchett)
  8. Entre tinieblas (Dans les ténèbres, Almodovar)
  9. Frailty (Bill Paxton)i
  10. Grande Ourse (Saison I)
  11. Kika (Almodovar)
  12. La ley del deseo (La loi du désir, Almodovar)
  13. Marie-Antoinette
  14. Matador (Almodovar)
  15. Miss Météo (Qc)i
  16. Mr. and Mrs. Smith
  17. Mujeres al borde de un ataque de nervios (Femmes au bord de la crise de nerfs, Almodovar)
  18. Once upon a time in the Westi
  19. Pepi, Luci, Bom (Almodovar)
  20. Que he hecho yo para merecer esto (Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça? Almodovar)
  21. Rocky Balboa
  22. Saraband (Bergman)
  23. Sicko
  24. Six Feet Under (Saison I)i
  25. Six Feet Under (Saison II)i
  26. Stranger than Fiction
  27. The Departed
  28. The Notorious Bettie Page
  29. The Perfume
  30. Vacances romaines (avec Audrey Hepburn)

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08 février 2008

196 ans

Dickens_005

 

C'est l'âge qu'aurait eu Charles Dickens hier. Pourquoi ai-je voulu vous parler de Dickens aujourd'hui? Parce que je suis allée visiter le musée-maison natale de Dickens hier après-midi.

Dickens_002Le 7 février 1812, naquit à Portsmouth John Charles Huffam Dickens. On peut se demander jusqu'à quel point Portsmouth peut revendiquer être la ville de Dickens compte tenu que sa famille déménagea en 1815 et que Dickens n'y revint que trois fois sa vie durant. Pourtant, Portsmouth a tenu à souligner l'important avènement qu'est la naissance d'un des plus importants écrivains britanniques en faisant de sa maison natale un musée. Comme une bonne partie de Portsmouth, et en particulier ce quartier de la ville, a été détruite durant la Guerre, il est heureux que la maison natale ait survécu. Sur la photo, vous pouvez voir la petite porte en grillage à l'entrée de la rue.

Dickens_007 C'est donc ici, au 387 Mile End Terrace (maintenant 393 Old Commercial Road), qu'est né Charles Dickens, auteur à succès. Si vous êtes comme 3 % de la population britannique et que vous croyez que Charles Dickens n'est qu'un personnage fictif, détrompez-vous. Il a bel et bien existé, se maria et eut 10 enfants légitimes et écrivit maintes oeuvres extrêmement populaires (entre autres Oliver Twist, Un chant de Noël, David Copperfield, Les Grandes Espérances). À l'âge de trois ans, sa famille déménagea, et Dickens ne revint que trois fois à Portsmouth. La première pour faire des recherches pour son roman Nicholas Nickleby, et les deux autres, pour donner des lectures.

Dickens_003 Quand la famille Dickens déménagea, elle prit avec elle tous ses meubles et effets, alors la plupart des trucs qui se retrouvent au musée sont des "faux", des reproductions de meubles de l'époque, tels qu'il auraient pu être. Un peu décevant, mais j'ai quand même appris à quoi servait cet espèce de paravent rouge devant le foyer... Il servait à protéger le teint des dames, car le rouge qui leur venait aux joues, causé par le feu dans l'âtre, était perçu comme vulgaire.

Highland_Cemetary C'est tout. C'est que c'est un mini-musée avec, soyons honnêtes, peu à offrir, comparé aux nombreux autres musées et musées-maisons de Dickens ailleurs au pays. Cependant, il y a un autre lien entre Portsmouth et Dickens, une facette dont on parle peu. Au cimetière Highland de Southsea, à deux pas de chez moi, on retrouve une pierre tombale au nom de Nelly Ternan. Nelly Ternan, une jeune comédienne, rencontra Dickens à l'âge de 18 ans alors qu'il avait déjà 45 ans. S'en suivit une relation "cachée" qui dura jusqu'à la mort de Dickens et qui fut probablement une des causes de la séparation de Dickens et de sa femme.

 

  • Pour lire certaines oeuvres intégrales (en français) sur le Web, cliquez ici.
  • Saviez-vous que Dickens visita le Québec dans les années 1840? Il écrivit un livre, American Notes, sur son voyage en Amérique. On peut le lire sur le Web, mais seulement en anglais (voir le lien précédent).
  • Pour en savoir plus sur la relation entre Dickens et Nelly Ternan, l'excellente biographe Claire Tomalin a écrit un livre: The Invisible Woman: The Story of Charles Dickens and Nelly Ternan.

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06 février 2008

Parlons du Chiado et du bairro Alto

Lisbonne_036[immeuble du bairro Alto]

Il y a des lieux qu'on aime dès le premier regard. Ce ne sont pas nécessairement les plus beaux endroits ni les plus intéressants ni les plus excitants, mais on s'y retrouve. C'est comme si on les reconnaissait, comme si on rentrait chez soi. Il y a trois ans, c'est le sentiment que j'ai eu en visitant l'Écosse. L'année dernière, la campagne suédoise m'a touchée et dernièrement, ce fut le tour de Lisbonne. Évidemment, le fait de quitter la grisaille anglaise pour passer presque cinq jours au Portugal remonte le moral, mais c'était plus que ça. En plus d'être jolie, historique, sympathique et vivante, Lisbonne est authentique. Elle n'a pas de musées dont on parle lors de soirées mondaines, elle n'est pas extrêmement propre, il y trop de mauvais graffitis partout, mais avec ses marchés, ses tramways, ses pâtisseries, son soleil et sa bonne humeur, elle est bien réelle. C'est sûrement parce qu'on était en novembre, mais il semblait y avoir plus de natifs que de touristes, ce qui nous a beaucoup plu.

 

Lisbonne_055Il est passé 21 h. On pose finalement nos sacs à la pensão Praça da Figueira qui a, comme son nom l'indique, vue sur la Praça da Figueira. Quand GG et moi préparons nos voyages, c'est toujours lui qui s'occupe de trouver l'hôtel. On essaie toujours d'être assez bien situés, mais on aboutit rarement aussi près du centre de l'action! De notre balcon, on pouvait voir l'Alfama à gauche, le Chiado et le bairro Alto à droite et la Confeitaria Nacional en face, pâtisserie datant de 1829 où on est allés déjeuner chaque matin.

 

Lisbonne_223[rue du bairro Alto]

Donc, bagages posés, on part explorer les environs à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent. Il est plus de 21 h, mais à l'instar de leurs voisins espagnols, les Portugais semblent aimer la vie nocturne. Les gens se promènent, les restaurants et bars sont pleins et la plupart des magasins ne sont pas encore fermés. Quant à nous, notre estomac (encore) nous guide et on est à la recherche d'un endroit où on pourrait déguster une spécialité portugaise qu'on aime beaucoup, le frango assado (du poulet grillé). En remontant la rue Loreto, on passe devant une vitrine où on y fait griller du poulet! Eurêka! En plus, le nom de la binerie, Casa da India, m'était familier. D'après les forums Internet, c'est un endroit bien apprécié des gens du coin. Le hic, c'est que l'endroit était plein à craquer, et des gens rebroussaient chemin. Mais pas découragés pour autant, GG et moi nous sommes faufilés jusqu'au bar où les clients solitaires dégustent leur plat de sardines, de crevettes, d'olives ou de poulet. Une fois assis, on se rend compte qu'on est dans un endroit très portugais, qu'on ne connaît aucun mot de cette langue ayant trait à la nourriture, et que l'employé devant nous ne dit pas un mot d'anglais! Vite, sortons les livres! Un coup d'œil à notre guide nous indique comment commander ce qu'on veut, et le tour est joué. Quelques olives plus tard, bonheur ultime: notre poulet arrive. Je ne sais pas ce que les Portugais font à leur poulet, mais c'est le meilleur poulet au monde, juré, craché. Le voyage commence bien...

 

Lisbonne_136C'est peut-être parce que notre première soirée à Lisbonne fut très réussie, mais le Chiado et le bairro Alto, deux quartiers limitrophes et à distance très raisonnable de marche de notre auberge, furent nos préférés. Si bien qu'on y retourna plusieurs fois. La fois où on est allés prendre une ginja (liqueur aux cerises) au café A Brasileira, comme Fernando Pessoa le faisait (comme en témoigne la statue en son honneur à l'extérieur du café). Et aussi la fois où on est allés prendre des photos de façades en céramique. Ah oui! La fois où on est retournés à la Casa da India pour satisfaire une envie pressante de frango assado. Et finalement, la fois où on a parcouru les rues pour trouver le restaurant parfait pour vivre une soirée fado. Cette fois-là, c'est au Café Luso qu'on a atterri pour un souper-spectacle. Le fado, c'est une musique traditionnelle portugaise aux notes et aux paroles nostalgiques et tristes. Au Café Luso, notre souper ne fut probablement pas le meilleur repas au monde, mais à quelques mètres de nous, sur une scène, des dizaines d'artistes du fado nous donnaient des frissons.

Dans le prochain billet, on parlera de l'Alfama. Pour l'instant, je vous laisse avec deux mini-vidéos que j'ai pris au Café Luso.    

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05 février 2008

Livres - 2007

Chaque année, je fais la liste des livres que je lis. Pourquoi? Je ne sais pas trop. J'y reviens rarement. Mais j'aime tout de même les avoir, m'y référer parfois pour donner des suggestions de lecture ou trouver des suggestions de cadeaux. Et j'aime faire un tableau pour voir en quelques chiffres vers quoi mes lectures s'orientent. Cette année, une nette gmentation de mes lectures britanniques! Je me demande pourquoi...

Et vous? Vous tenez de telles listes? Vous avez eu les mêmes coups de coeur que moi? Ou au contraire, vous avez aimé un livre que je n'ai pas aimé?

Apollinaire, Guillaume. Les Exploits d’un jeune don Juan. (France)i

Barnes, Julian. Arthur & George (G.-B.)i

Bryson, Bill. Notes from a Small Island (É.-U.)i

Beauchemin, Yves. Charles le Téméraire I (Qc)i

Brontë, Emily. Wuthering Heights (G.-B.)

Clarke, Stephen. Merde Actually (G.-B.)

Crichton, Michael. État d’urgence (É.-U.)

Dostoïevski, Fiodor. Les frères Karamazov (Russie)

Doyle, Arthur Conan. Tales of Sherlock Holmes (G.-B.)

Fitzgerald, F. Scott. The Great Gatsby (É.-U.)i

Graff, Gil. Concerto pour l’abattoir (France)

Houellebecq, Michel. H.P. Lovecraft. Against the world, Against Life (France)

Ibsen, Henrik . Four Major Plays (Norvège)i

Lurie, Alison. Foreign Affairs (É.-U.)i

MacDonald, Ann-Marie. Un parfum de cèdre (Canada)

McCauley, Stephen. True Enough (É.-U.)

Nabokov, Vladimir. Lolita (Russie)i

Roth, Philip. La bête qui meurt (É.-U.)i

Rubenfeld, Jed. The Interpretation of Murder (É.-U.)

Tremblay, Michel. À toi, pour toujours, ta Marie-Lou (Qc)

Tremblay, Michel. La grosse femme d’à côté est enceinte (Qc)i

Vargas, Fred. Pars vite et reviens tard (France)

Welsh, Irvine. Ecstasy (G.-B.)i

Yoshimoto, Banana. N.P. (Japon)

 

                                     
 

Défi 2007

 
 

15

 
 

15 (62,5%)

 
 

France

 
 

4

 
 

4 (16,7%)

 
 

G.-B.

 
 

5

 
 

5 (20,8%)

 
 

Canada

 
 

Qc – 3 (12,5 %)

 
 

4 (16,7%)

 
 

Canada – 1 (4,7 %)

 
 

É.-U.

 
 

7

 
 

7 (29,2%)

 
 

Autres

 
 

2 (Rus.) 1 (Norv.) 1 (Jap.)

 
 

4 (16,7%)

 

 

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04 février 2008

À Barcelone, à Barcelone...

Barcelone_005La semaine dernière, GG et moi sommes partis en "city break", comme disent les Anglais. En gros, ça se résume à un voyage d'une longue fin de semaine. Comme il pleut depuis des lustres en Angleterre, on avait besoin d'un endroit ensoleillé facilement accessible. Barcelone était donc tout désigné. En plus (et surtout), on y mangerait des tapas! Comme Barcelone est une ville énorme et qu'on n'avait que quelques jours, on savait qu'on n'en effleurerait que la surface, alors on a décidé de prendre ça aisé et de déambuler dans les rues et de profiter du mode de vie barcelonais au lieu de visiter musée ou palais. Et comme le soleil fut au rendez-vous, ce fut un superbe petit séjour.

Vendredi passé, nous sommes donc partis pour Barcelone. En fait, pour Reus, située à environ 1 h 30 en bus de Barcelone. Comme on voyage avec des compagnies aériennes à rabais, il arrive souvent que l'aéroport de service ne soit pas celui du centre-ville! C'est un peu embêtant mais pour 5 £ (plus taxes), on ne se plaint pas trop... Donc, quelques heures après notre arrivée, nous avons rejoint notre hôtel situé dans le quartier Gracia, un peu au nord du centre-ville. Avant 1897, Gracia était une municipalité à part entière. Mais avec l'agrandissement de Barcelone, l'Eixample, il fut annexé. C'est un quartier un peu plus populaire, mais tout aussi animé et beaucoup moins touristique. Nos bagages à peine posés, notre estomac criait tapas, alors on est partis explorer les rues du quartier qui nous hébergerait pendant 3 nuits. Et on ne fut pas déçus! Partout, que des cafés, des bars et des restaurants. Au premier arrêt, la bière était bonne, les champignons grillés baignaient dans l'ail et les patatas bravas étaient bien épicées. Au deuxième arrêt, près de la Plaza del Sol, le vin rentrait dans le corps et le manchego et le chorizo étaient à point. Bien repus, il ne nous restait plus qu'à faire comme les Espagnols et à profiter de la soirée jusqu'aux petites heures. Viva España!

Barcelone_024Le lendemain fut une journée de marche. Premièrement, ce fut jusqu'au parc Güell, un des chefs-d'oeuvre d'Antoni Gaudí, un parc qu'il aménagea pendant 14 ans, entre 1900 et 1914. Se promener dans ce parc, qui amuse petits et grands, c'est un peu comme entrer dans un tableau de Dali. Tout est en courbes, tout est coloré, rien de semble avoir de sens, mais c'est beau! C'est du modernisme, soit de l'art nouveau espagnol. Comme ce côté-là de Barcelone nous intéressait, GG et moi avons décidé de faire une marche guidée offerte par l'office du tourisme: "Le modernisme à Barcelone". Pendant 2 h 45, notre merveilleux guide, Gonzalo, nous a fait prendre de petites et de grandes rues pour nous expliquer l'histoire de l'art nouveau, l'histoire de Barcelone et l'histoire des architectes qui y ont laissé des marques.

collageAvec Gonzalo, nous avons arpenté le Barri Gotic et l'Eixample et nous sommes passés, entre autres, devant le Palau de la Música Catalana, la Casa Batlló et la casa Mila. Ces deux dernières maisons furent l'oeuvre de Gaudí, qui ne fit pas que des heureux lors de leur complétion. Au début du XXe siècle, Josep Batlló demanda à Gaudí de refaire sa maison, connue aujourd'hui sous le nom de Casa Batlló. Il connaissait l'architecte, alors il aurait dû savoir ce qui l'attendait, mais il fut quand même quelque peu surpris en voyant sa nouvelle demeure. On dit même qu'il s'exclama: My God! What did you do to my house ? En effet, Gaudí avec tant modifié la maison que l'architecte dut même créer les meubles qui iraient avec son décor. Pour ce qui est de la Casa Mila, que M. Mila fit construire pour Mme Mila, elle fut source de bien des conflits entre la ville et l'architecte. Même entre monsieur et madame! Car toute en courbes, la casa nécessite elle aussi des meubles particuliers et il était difficile, disons, pour Mme Mila de décorer l'appartement à sa guise. À la mort de son mari, la première chose que fit madame Mila, c'est de refaire faire son appartement! Bien d'autres architectes ont aussi contribué au Barcelone moderne, comme Josep Puig i Cadafalch et Lluis Domènech i Montaner. En cliquant sur ces liens, vous pourrez voir quelques-unes de leurs oeuvres.

Barcelone_109Barcelone_105Le lendemain, on est allés déjeuner au café du magnifique Palau de la música catalana. Au cours de notre marche d'hier, Gonzalo nous avait refilé un tuyau: allez déjeuner au café et n'oubliez pas d'avoir envie d'aller aux toilettes. De cette façon, vous devrez entrer dans le Palau et vous le verrez presque entièrement sans devoir payer... Il avait raison. Et Dieu que c'est beau! Par la suite, on a exploré La Rambla, une longue avenue qui va jusqu'à la mer, ou si vous préférez, jusqu'au monument de Cristobal Colon! Il est difficile de faire plus touristique que La Rambla. Ce ne fut pas mon coin préféré de Barcelone, mais j'ai encore beaucoup de mal à assimiler le fait que sur La Rambla, on peut acheter de tout: fleurs, citronniers, poissons rouges, cochons d'Inde, poules et pigeons... Une animalerie géante en plein air, quoi !

Barcelone_087Plus tard en après-midi, comme il faisait un temps superbe, on a remonté La Rambla pour se rendre jusqu'à l'édifice qui décrit le mieux Barcelone, la Sagrada Familia de Gaudí, temple inachevé sur lequel il travailla de 1883 à 1926 quand il fut malencontreusement renversé et tué par un tramway. Certains disent qu'elle sera terminée en 2025, d'autres prédisent 2050. En tout cas, elle est immense. Immensément belle et un immense chantier. Dans un monde où le catholicisme bat de l'aile, il faut admirer les Barcelonais de vouloir continuer à dépenser temps, argent, sueur et sang à construire cet immense temple pour le moins éclectique. Moi, ce n'est pas le côté pieux de l'affaire qui m'impressionne, c'est la folie! La folie d'un homme qui a osé, de ceux qui l'ont appuyé et de ceux qui continuent son rêve. Chapeau et Olé!

Barcelone_096Lundi. Jour du départ. On avait quelques heures avant de reprendre l'avion et j'avais gardé le meilleur pour la fin: le marché La Boquería sur La Rambla. Sur ce site, se tient un marché à Barcelone depuis 1217. Il est immense. Il est magnifique. Juste pour lui, je retournerais à Barcelone. Juste pour lui, je déménagerais à Barcelone. Fruits et légumes, d'ici et d'ailleurs. Viande, volaille, poissons et fruits de mer. Jus de fruits frais et colorés. Piments de partout. Je voulais tout acheter. Je me suis contentée d'un "fruit du dragon" (qui vient coupé en deux avec une petite cuillère). Je n'allais pas repartir de ce voyage sans avoir essayé quelque chose de nouveau!

À Barcelone, on a aimé:

  • La tapas, tsé.
  • Les bocadillos, soit des sandwichs. C'est devenu mon mot préféré, et GG n'est plus capable de m'entendre. Tiens, je vais m'en faire un demain. Reste plus rien qu'à trouver du manchego et du chorizo...
  • La Boquería.
  • Le resto Les Quinze Nits (je te vois sourire, Danaée...) Un superbe resto dans le Barri Gotic où les gens font la file pendant 2 heures, car la bouffe qu'on y sert est de qualité et pas chère pas chère!
  • Le mode de vie barcelonais. La dolce vita espagnole, même en plein mois de janvier.
  • Le modernisme, l'architecture, les folies des architectes.

Danaée a passé une dizaine de jours à Barcelone. Elle y est allée à fond. Toutes les merveilleux endroits que j'ai "vus", elle les a visités. Pour en savoir plus, vous pouvez aller lire son compte-rendu ici.

Posté par melodie1974 à 23:53 - Chroniques espagnoles - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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