Les humeurs de Mélodie

Chroniques diverses d'une Québécoise en Angleterre

12 mai 2008

Compulsion quand tu nous tiens...

Certaines ne peuvent résister devant une paire de souliers neufs.
D'autres doivent se procurer les vêtements griffés à la mode.
Quelques-uns achètent des CD à pleine pochetée.
Moi, ma folie coûte nettement moins cher, mais je ne peux absolument pas la maîtriser.

Ce matin, j'ai fait les bouquineries avec une copine et je suis repartie avec...

Thomas Hardy, Jude the Obscure
Henry James, The Portrait of a Lady
Thomas Mann, Death in Venice; Tristan; Tonio Kröger
Alexander McCall Smith, Friends, Lovers, Chocolate
William Thackeray, Vanity Fair
Mark Twain, The Adventures of Huckleberry Finn
Carlos Ruiz Zafon, The Shadow of the Wind

La bonne nouvelle, c'est que ce panier livresque n'a coûté que 6 livres sterling, donc environ 12$.
La mauvaise nouvelle, c'est que je ne sais pas du tout quand j'aurai le temps de lire tout ça!

Bonne lecture à tous les lecteurs et lectrices que je connais qui ont, eux aussi, des piles qui ne cessent de monter...

P.-S. Trois bouquineries, sept livres d'occasion et aucun sac en plastique.
(C'était ma petite pub pour les sacs en toile. Pensez-y. Ça fait une différence. Je vous reviendrai avec un billet là-dessus un bon jour... C'est une autre de mes compulsions!)

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05 février 2008

Livres - 2007

Chaque année, je fais la liste des livres que je lis. Pourquoi? Je ne sais pas trop. J'y reviens rarement. Mais j'aime tout de même les avoir, m'y référer parfois pour donner des suggestions de lecture ou trouver des suggestions de cadeaux. Et j'aime faire un tableau pour voir en quelques chiffres vers quoi mes lectures s'orientent. Cette année, une nette gmentation de mes lectures britanniques! Je me demande pourquoi...

Et vous? Vous tenez de telles listes? Vous avez eu les mêmes coups de coeur que moi? Ou au contraire, vous avez aimé un livre que je n'ai pas aimé?

Apollinaire, Guillaume. Les Exploits d’un jeune don Juan. (France)i

Barnes, Julian. Arthur & George (G.-B.)i

Bryson, Bill. Notes from a Small Island (É.-U.)i

Beauchemin, Yves. Charles le Téméraire I (Qc)i

Brontë, Emily. Wuthering Heights (G.-B.)

Clarke, Stephen. Merde Actually (G.-B.)

Crichton, Michael. État d’urgence (É.-U.)

Dostoïevski, Fiodor. Les frères Karamazov (Russie)

Doyle, Arthur Conan. Tales of Sherlock Holmes (G.-B.)

Fitzgerald, F. Scott. The Great Gatsby (É.-U.)i

Graff, Gil. Concerto pour l’abattoir (France)

Houellebecq, Michel. H.P. Lovecraft. Against the world, Against Life (France)

Ibsen, Henrik . Four Major Plays (Norvège)i

Lurie, Alison. Foreign Affairs (É.-U.)i

MacDonald, Ann-Marie. Un parfum de cèdre (Canada)

McCauley, Stephen. True Enough (É.-U.)

Nabokov, Vladimir. Lolita (Russie)i

Roth, Philip. La bête qui meurt (É.-U.)i

Rubenfeld, Jed. The Interpretation of Murder (É.-U.)

Tremblay, Michel. À toi, pour toujours, ta Marie-Lou (Qc)

Tremblay, Michel. La grosse femme d’à côté est enceinte (Qc)i

Vargas, Fred. Pars vite et reviens tard (France)

Welsh, Irvine. Ecstasy (G.-B.)i

Yoshimoto, Banana. N.P. (Japon)

 

                                     
 

Défi 2007

 
 

15

 
 

15 (62,5%)

 
 

France

 
 

4

 
 

4 (16,7%)

 
 

G.-B.

 
 

5

 
 

5 (20,8%)

 
 

Canada

 
 

Qc – 3 (12,5 %)

 
 

4 (16,7%)

 
 

Canada – 1 (4,7 %)

 
 

É.-U.

 
 

7

 
 

7 (29,2%)

 
 

Autres

 
 

2 (Rus.) 1 (Norv.) 1 (Jap.)

 
 

4 (16,7%)

 

 

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24 janvier 2008

Défi littéraire 2007 - Bilan

Ce n'est pas vraiment une surprise: je n'ai pas réussi à relever mon défi littéraire! Pas parce que je n'ai pas lu, mais surtout parce que dès qu'on m'ordonne de faire quelque chose (même si c'est moi qui ordonne), je ne veux que faire le contraire! Donc, cette liste me pesait parfois. Mais je suis quand même très heureuse de l'avoir eue, car 1- j'ai finalement lu des livres qui traînaient chez moi depuis des années (parfois plus de dix ans), comme Emily Brontë, F. Scott Fitzgerald, Banana Yoshimoto; 2- j'ai finalement lu des auteurs qui, selon moi, manquaient à ma culture personnelle (Dostoïevski, Ibsen, Tremblay); et 3- même si je n'ai pas terminé le défi, je n'ai que le goût de lire encore plus! Voici donc le bilan de mon défi littéraire 2007: 15 livres sur 26.

  • Apollinaire -               Les exploits d'un jeune Don Juan
  • Brontë, Emily -           Wuthering Heights
  • Céline -                    Voyage au bout de la nuit
  • Dostoïevski, Fiodor -   Les Frères Karamazov
  • Eco, Umberto -          à déterminer
  • Fitzgerald, F.Scott -   The Great Gatsby
  • Graff, Gil-                  Concerto pour l'abattoir
  • Houellebecq, Michel -  H.P. Lovecraft. Against the world, against life
  • Ibsen, Henrik -           Four Major Plays
  • Joyce, James -           Ulysses (sera lu au printemps 2008)
  • Kafka, Franz -            The Metamorphosis
  • Lurie, Alison -             Foreign Affairs
  • McCauley, Stephen -   True Enough
  • Nabokov, Vladimir -       Lolita
  • Oe, Kenzaburo -          à déterminer
  • Proust, Marcel -          À la recherche du temps perdu (I)
  • Quint, Michel -            à déterminer
  • Roth, Philip -               La bête qui meurt
  • Sartre, Jean-Paul -       La nausée (sera terminé bientôt)
  • Tremblay, Michel -       La grosse femme d'à côté est enceinte
  • Updike, John -             à déterminer
  • Vargas, Fred -             Pars et reviens tard
  • Welsh, Irvine -            Ecstasy
  • Xinran -                      à déterminer
  • Yoshimoto, Banana -     N.P.
  • Zola, Émile -                Le Dr Pascal

Mes futures lectures se feront au gré de mes envies, mais je sais déjà qu'Ulysses de James Joyce m'attend bien sagement. Dès que j'aurai terminé le livre de Victor-Lévy Beaulieu, James Joyce, l'Irlande, le Québec, les mots (qui est en passant une excellente et superbe introduction à l'oeuvre de Joyce), je m'y mets!

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18 décembre 2007

Défi littéraire 2007 - F pour Fitzgerald et R pour Roth

Il est évident que je ne terminerai pas mon Défi littéraire 2007. Pas grave. J'ai quand même lu bien des livres qui stagnaient dans ma bibliothèque depuis longtemps. Quelques-uns étaient vraiment mauvais (je comprends maintenant pourquoi ils sont restés fermés si longtemps), mais en voici un qui y traînait depuis des années et que j'ai adoré!

Fitzgerald, F. Scott (1926) The Great Gatsby. 172 pages.

Quand on pense à un "classique", on s'imagine souvent un classique français ou anglais de Molière, de Proust, de Shakespeare ou d'Hardy. Mais les Américains ont aussi leurs classiques, et en voici un. F. Scott Fitzgerald, avec entre autres Ernest Hemingway et T.S. Eliot, faisait partie de cette génération d'auteurs d'entre-deux-guerres, "The Lost Generation".

Dans le New York des années 20, où tous les rêves sont permis, Nick rencontre son voisin, Gatsby le Magnifique, et est intrigué par cet être mystérieux et secret qui donne les plus grandes fêtes de la région, mais qui semble ne jamais y être. À force de côtoyer Gatsby, Nick découvrira peu à peu qui se cache derrière le personnage et sera témoin d'un drame inévitable.

Certains livres arrivent à point dans notre vie. Je me rappelle avoir tenté de lire celui-ci à l'université, mais je m'étais butée aux premières phrases et je l'avais replacé sur mes tablettes. Cette fois-ci, je l'ai dévoré en quelques heures. Un tout petit livre qui décrit toute une génération d'auteurs américains.

11e/26 livres
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Roth, Philip (2001) La bête qui meurt (trad. The Dying Animal). 137 pages.

75 ans plus tard. Un autre petit roman américain, mais oh ! combien différent... Dans La bête qui meurt, David Kepesh, professeur émérite d'environ 70 ans, critique culturel renommé, raconte l'aventure qui l'a marqué, celle qu'il a eu avec une jeune étudiante, une exilée cubaine. Pour la première fois de sa vie, il semble démuni, lui qui avait toujours été au-dessus de tout lors de ses relations et de ses nombreux écarts.

Pas mauvais, mais on a si vite fait le tour... C'est répétitif pour ce qui est de sa passion (des pages et des pages sur les seins de Consuela), et ce n'est pas assez approfondi pour ce qui est du côté sociologique d'une telle relation si taboue (âge, relation prof-étudiante, ethnicité, etc.). Bof.

12e/26 livres

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24 octobre 2007

Défi littéraire 2007 - A pour Apollinaire et I pour Ibsen

Il est maintenant certain que je ne terminerai pas mon Défi littéraire 2007. Pas grave! J'ai quand même lu des livres qui étaient sur mes tablettes depuis des lustres et j'ai fait de superbes découvertes, alors ça a été un beau défi (qui n'est quand même pas tout à fait terminé).

Apollinaire, Guillaume (1911). Les Exploits d'un jeune don Juan. 109 pages.

Je l'avoue, j'ai ajouté ce livre à mon défi, car il ne contenait que 109 pages... Je me suis dit que j'avais bien droit à un tout petit livre, car Ulysse, de James Joyce, était sur cette même liste. Je connaissais Apollinaire grâce à ces poèmes, surtout ceux de Calligrammes et d'Alcools, mais j'ignorais qu'il avait écrit des romans et des contes. Je n'avais aucune idée à quoi m'attendre et quelle ne fut pas ma surprise de voir que ce court roman était un roman érotique! Je n'ai rien contre la littérature érotique, mais peu importe la qualité de l'auteur ou de l'écriture, on ne s'en sort pas: c'est un peu redondant. Et c'est aussi le cas ici. À quinze ans, notre jeune Roger découvre la sexualité. Il fait de nombreuses expériences et, disons le franchement, saute tout ce qui bouge lors de cet été passé à la campagne. Un petit roman rigolo, mais certainement pas un incontournable.

9e/26 livres

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Ibsen, Henrik (1879-1892) Four Major Plays. 355 pages.

Habituellement, le théâtre écrit n'est pas mon genre de littérature préférée. Pourquoi? Je ne sais pas. Trop court? Trop oral? Mais quand je suis partie en Norvège cet été, je voulais apporter un auteur norvégien, et comme je n'ai pas trouvé La Faim de Knut Hamsun, j'ai choisi Henrik Ibsen et ce dernier est surtout reconnu pour ses pièces. J'ai donc trouvé en bouquineries un livre avec quatre pièces, soit (Une Maison de poupée; Ghosts; Hedda Gabler; The Master Builder). Je ne savais pas à quoi m'attendre, mais en lisant l'introduction, j'ai tout de suite été conquise. Les pièces d'Ibsen ont été censurées, interdites et dans les soirées mondaines osloïtes de l'époque, on ne pouvait même pas en parler! Mon genre de littérature, quoi! Généralement, l'écart entre ce qui était mal vu à une certaine époque et notre époque actuelle est grand. Ce qui était tabou dans ce temps l'est rarement de nos jours. Mais dans les écrits d'Ibsen, on peut facilement voir ce qui soulevait les passions. Dans les quatre pièces présentées, on a affaire à des femmes mal à l'aise dans leur peau et dans leur vie: viol, inceste, adultère, couple subissant la perte d'enfants dans un incendie plus ou moins causé par le mari. Des sujets noirs, mais superbement traité par Ibsen qui était définitivement en avance sur son époque. Prochaine étape: aller voir une "vraie" pièce d'Ibsen!

10e/26 livres

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03 octobre 2007

Défi littéraire 2007 - D pour Dostoïevski et N pour Nabokov

Dans les dernières semaines, j'ai terminé quelques livres inscrits à mon Défi littéraire 2007. Un peu par manque d'engouement pour les oeuvres, et un peu par procrastination, j'ai tardé avant d'en parler. C'est l'heure de la mise à jour.

Dostoïevski, Fiodor (1879) Les Frères Karamazov. 888 pages.

J'aime la Russie. Si je vous montrais mon cahier de catéchèse de l'école primaire, vous pourriez y lire: "quand je serai grande, je marierai un Russe et serai jardinière". Bon, j'ai marié un physicien québécois et je suis traductrice, mais malgré cette petite déviation, l'intérêt pour la Russie (et la botanique) est resté. J'aime l'histoire et les mystères de la Russie. J'aime aussi la littérature. Même si les livres sont souvent imposants, parfois lourds et la plupart du temps éclatés, passant d'un sujet à un autre en moins de deux, ils recèlent de trésors anthropologiques, sociologiques et historiques. Les points de vue politique, religieux et social des auteurs y sont souvent visibles, et on ne lit pas qu'une simple histoire, mais aussi l'histoire de la Russie. Et c'est exactement ce qu'on trouve dans Les Frères Karamazov de Dostoïevski. À la première lecture, c'est l'histoire des trois frères Karamazov et de leur père, le terrible Fiodor. Une histoire compliquée remplie de haine, de jalousie et de non-dits. Mais à travers leur histoire, c'est aussi la Russie de l'époque qu'on découvre. En effet, les trois frères représentent chacun un stéréotype/idéal russe. Il y a Aliocha, l'homme de foi qui veut entrer au monastère. Il y a aussi Ivan, l'intellectuel qui s'interroge sur l'existence, sur Dieu, sur tout. Mais surtout, il y a Dimitri, l'homme passionné qui s'adonne au vice, le stéréotype de l'homme russe, selon l'auteur. Ai-je aimé? Devrais-je le recommander? Avec ses 888 pages de pattes de mouches, je dirais qu'il faut être passionné par l'auteur ou le pays, mais à mon avis, c'est un classique.

7e/26 livres

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Nabokov, Vladimir (1955). Lolita. 317 pages.

Oh boy! Un autre auteur russe et seulement 317 pages, mais quelle différence... Les 317 pages de Nabokov m'ont paru interminables... Il m'a fallu probablement plus de temps pour les lire que pour m'enfiler les 888 de Dostoïevski. Ce que je préféré de ce livre, c'est l'introduction, les informations sur la vie de l'auteur, savoir qu'il a écrit Lolita en français. Par la suite, ça s'est gâté. J'avoue que ça a bien commencé, mais au fur et à mesure que j'avançais, je décrochais. N'allez pas croire que c'était dû au sujet épineux, "l'histoire d'amour" entre Humbert et Lolita, une jeune nymphette de 12 ans. En fait, ce qui m'ennuyait profondément, c'était le personnage principal. Je déteste les protagonistes qui se plaignent. J'ai eu le même sentiment en lisant Voyage au Portugal avec un Allemand de Louis Gauthier. Ces hommes qui s'époumonent parce qu'ils sont des victimes, parce qu'ils n'ont pas la maîtrise de leur vie et parce qu'ils n'ont pas le choix, ça me fait chier. Ne soyons pas sexiste. Je déteste tout autant les personnages féminins du même genre. Donc, comme une bonne partie de Lolita était constituée des lamentations de notre pauvre Humbert qui essayait de nous expliquer qu'il était malade et qu'il n'avait pas le choix, je me suis ennuyée. Grandement. Mais, ça, c'est moi. Le style y est et mérite qu'on s'y attarde, mais côté divertissement et culture personnelle, ce fut un flop.

8e/26 livres

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07 juin 2007

Défi littéraire 2007 - L pour Lurie

Lurie, Alison (1984) Foreign affairs (v.o. de Liaisons étrangères). 291 pages.

Ce livre, je l'ai terminé il y a quelques semaines, mais je ne voulais pas en parler tout de suite, car j'aurais probablement été trop virulente. Même après y avoir réfléchi, mon premier instinct est encore de dire: "poche". Ce n'est pas que c'est un horrible livre, mais il est loin d'être aussi extraordinaire que je le pensais. En fait, pour moi, le seul grand intérêt du roman est le fait que l'histoire se déroule à Londres, ville que j'apprends à connaître ces temps-ci, ville que j'adore.

Dans Foreign Affairs, deux professeurs universitaires américains s'envolent vers Londres pour faire de la recherche pendant quelques. Pour Vinnie, professeure amoureuse de l'Angleterre et femme célibataire au physique ingrat, c'est un pur plaisir. Cependant, pour Fred, beau mâle de 29 ans qui laisse sa femme sur une mauvaise note, le séjour s'annonce plutôt mal. Une fois arrivés à Londres, les deux personnages feront des rencontres qui remettront leur vie et leur façon de voir le monde en perspective. D'un côté, Vinnie rencontrera un Texan un peu vulgaire, un homme très éloigné de l'Anglais typique qu'elle admire, et de l'autre, Fred fera la connaissance de Rosemary, une comédienne adulée qui est tout le contraire de sa femme, Ruth.

Au fil des pages, les histoires des deux protagonistes ainsi que celles de leur cercle d'amis s'entrecroiseront, ils en sortiront grandis, ils vivront de durs moments, mais en gros, c'est à peu près tout. J'ai adoré les descriptions de Londres, mais les histoires m'ont, disons le franchement, emmerdée. À mon avis, elles restent vagues, basées sur de gros stéréotypes et finissent facilement.

Je pense que ce qui m'a le plus étonnée, c'est que ce livre a gagné le prix Pulitzer - fiction - en 1985. Comme c'est le seul livre d'Alison Lurie que j'aie lu, je ne peux pas dire que son oeuvre au complet est moyenne, mais mettre Foreign Affairs au même rang qu'Hemingway, Faulkner et Updike, c'est poussé un peu fort. Disons que mon regard sur les prix littéraires est à revoir...

Un gros bof...

Défi littéraire 2007: 6e/26 livres.

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Défi littéraire 2007 - M pour McCauley

McCauley, Stephen (2001) True Enough (v.o. de La vérité ou presque). 314 pages.

J'avance lentement dans mon défi littéraire 2007, mais ça fait du bien de vider cette bibliothèque qui accumule les livres depuis des années. Juste pour ça, je n'abandonnerai pas, même s'il est probable que 2008 soit arrivée quand j'aurai terminé tous ces bouquins.

Cette semaine, j'ai fini True Enough de Stephen McCauley, un auteur que je connaissais surtout pour son livre The Object of my Affection à partir duquel on a tourné un film mettant en vedette Jennifer Aniston et Rupert Everett. En sachant cela, on peut imaginer le genre d'histoire que relatera True Enough et décider que ce n'est pas notre genre, mais en fait, True Enough est une version "adulte" d'un livre grand public, soit un livre qui contient un peu de tout pour plaire à tous (ironie, sarcasme, amour, sexe, etc.)

Dans True Enough, on rencontre plusieurs personnes intéressantes qui s'influenceront les unes, les autres. À Boston, il y a Jane, productrice d'une émission de télé qui va bientôt être annulée, mariée et mère d'un garçon de six ans, mais qui, évidemment, n'est pas heureuse. À New York, il y a Desmond, professeur et biographe, qui ne sait plus où il en est avec son amoureux, Russell. Desmond acceptera un remplacement de six mois à Boston et par le fait même, fera le point sur sa carrière, sa relation, et la vie en général. Il rencontrera aussi Jane et sans le savoir, ils s'aideront l'un et l'autre.

La force de True Enough, c'est les personnages. Il arrive souvent, quand un livre a plusieurs personnages, qu'on coupe sur la substance pour pouvoir inclure tous les monologues et dialogues. Mais ici, Stephen McCauley a réussi à produire un livre dans lequel beaucoup de personnages principaux sont bien formés et complets. Tous réussissent à boucler la boucle, sans toutefois tomber dans le sentimentalisme ou la fin heureuse américaine.

Une semaine très vite passée en compagnie d'une belle plume.

Défi littéraire 2007: 5e/26 livres. Aïe!

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01 mai 2007

Défi littéraire 2007 - B pour Brontë

Brontë, Emily (1847) Wuthering Heights (v.o. des Hauts de Hurlevent). 417 pages.

Après l'avoir commencé il y a déjà plusieurs semaines, j'ai enfin terminé Wuthering Heights, quatrième livre de mon défi littéraire 2007. N'allez pas croire que mon "enfin" signifie que la tâche a été ardue. En fait, après un départ plutôt lent (surtout à cause de certains passages difficiles à comprendre - voir plus bas -), l'histoire s'est révélée très prenante. Vous n'êtes pas intéressés? Vous pensez que du Emily Brontë, c'est comme du Jane Austen, c'est-à-dire que ce sont de petites histoires d'amour pour filles? Si c'est le cas, vous avez tort. Ce livre est noir! Très noir! Je ne peux pas révéler la fin sans entacher tout le récit, mais disons qu'il n'y a rien de très jojo là-dedans, et c'est ce qui est exceptionnel, car dites-vous que ce livre a été écrit par une femme en 1847 (publié sous un pseudonyme masculin) et qu'il révolutionnait la stylistique de l'époque.

L'histoire est un peu compliquée, mais en quelques mots, voici ce que ça donne:

Acte I
- Heathcliff, jeune orphelin adopté par M. Earnshaw, aime Catherine Earnshaw, fille de ce dernier;
- Catherine Earnshaw aime Heathcliff;
- Hindley Earnshaw, frère de Catherine, déteste Heathcliff, et ce dernier, persécuté par Hindley et croyant que Catherine ne l'aime pas, décide de s'enfuir.

Acte II
- Catherine marie Edgar Linton, le voisin;
- Heathcliff revient et il est en beau maudit. Il jure de se venger de tout le monde et sur tout le monde;
- Heathcliff marie Isabella Linton, soeur d'Edgar, non pas parce qu'il l'aime, mais parce qu'il veut la faire souffrir et par le fait même, faire souffrir Edgar qu'il déteste.

Acte III
- Catherine donne naissance à la fille d'Edgar, Cathy, mais meurt en couches;
- Isabella, n'en pouvant plus de la violence d'Heathcliff, s'enfuie et donne naissance à leur fils, Linton, loin de la maison;
- Heathcliff se fout que sa femme soit partie, mais pleure (et maudit) Catherine. Il jure (encore) de se venger;
- Isabella meurt;
- Edgar veut la garde de son neveu, mais Heathcliff s'y oppose, car il représente une nouvelle personne à faire souffrir;
- Heathcliff manigance pour que Cathy et Linton se marient, scellant les deux familles à jamais et faisant ainsi de lui l'héritier du domaine Linton.
- Il y arrive, mais...

Ici, je ne peux pas vous en dire plus, mais contre toutes attentes (et quelle attente, car ce livre était dans ma bibliothèque depuis environ 12 ans), j'ai beaucoup aimé. Quelle audace de la part d'une femme d'écrire une telle histoire à cette époque. Et en plus, aurais-je pu choisir meilleur moment et meilleur endroit pour lire ce classique de la littérature anglaise?
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Exemple d'extrait "un peu" difficile à suivre:

Joseph, le serviteur au "fort" accent, di:

"Whet are ye for?", he shouted. "T' maister's dahn i' t' fowld. Goa rahnd by th' end ut' laith, if yah went tuh spake tull him."

D'après moi, il dit quelque chose du genre: "Que faites-vous ici? Le maître l'a barrée (la porte). Passez par l'arrière, gros con, si vous voulez lui parler."

Aimable, non?

Défi littéraire 2007: 4e/26 livres.

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22 mars 2007

Défi littéraire 2007 - Y pour Yoshimoto

Yoshimoto, Banana (1994) N.P. 194 pages.

J'ai terminé le troisième livre de mon défi littéraire 2007. J'ai honte! La fin mars approche, et je n'ai lu que trois livres! À ce rythme-là, il me faudra deux ans pour y arriver. Et dire que j'ai déjà lu plus de 50 livres dans une année... Mais bon, un livre à la fois, hein?

Cette fois-ci, j'ai pigé dans les dernières lettres de l'alphabet et j'ai choisi Y, Banana Yoshimoto. Et il était à peu près temps que je la choisisse, car ce livre traînait sur mes tablettes depuis environ 10 ans. Ouin... C'est qu'il m'arrive parfois d'acheter un livre parce qu'il est à bas prix ou parce qu'on me l'a recommandé, mais ils stagnent parfois pendant des années dans ma bibliothèque avant que je ne les lise.

Dans N.P., on raconte l'histoire de gens qui sont tous affectés par le défunt auteur Sarao Takase et une nouvelle qu'il a écrite à propos de sa relation une jeune femme qui plus tard s'avère être sa propre fille. Cette nouvelle semble jeter un mauvais sort à ceux qui viennent en contact avec elle. Son auteur est mort, les traducteurs qui ont tenté de la traduire aussi, et les enfants de Takase sont plus traumatisés et traumatisants les uns que les autres. Très jojo, quoi! Si je n'avais pas tant tardé et si j'avais lu N.P. à 22 ans au lieu d'à 32 ans, je suis sûre que je l'aurais adoré, et que l'histoire de ces quatre jeunes universitaires japonais en crise existentielle et aux histoires familiales tordues m'aurait interpellée. Mais comme ce n'est pas le cas, je suis restée sur ma faim. Le livre est très court, ce qui fait qu'il semble un peu inachevé. Toutefois, comme l'histoire principale touchait à la traduction, je peux quand même affirmer avoir un peu accroché.

Défi littéraire 2007: 3e/26 livres...

Posté par melodie1974 à 01:52 - Au fil des pages - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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