Les humeurs de Mélodie

Chroniques diverses d'une Québécoise en Angleterre

22 mars 2008

Promenade dans le Southsea de Mélodie

Hier, je vous ai parlé du Southsea de Thomas Ellis Owen. Aujourd'hui, en photos, je vous parlerai de mon Southsea, de la promenade d'une quinzaine de minutes qui m'amène de chez moi jusqu'à l'épicerie, endroit où je vais presque quotidiennement.

Promenade___Southesea___ChatEn sortant de chez moi, au premier coin de rue, fidèle au rendez-vous, ce chat noir se repose sur cette sortie d'air.


The_Taswell_ArmsUn peu plus loin, on arrive au Taswell Arms, un très joli pub situé en plein quartier résidentiel. Pour les Anglais, le pub est aussi nécessaire qu'une maison.


Terrace_Houses_2En prenant quelques raccourcis, on circule parmi des rues aux obligatoires terrace houses anglaises.


JonquillesAprès les maisons en rangée, on arrive à un petit parc où, oui, les jonquilles sont en fleur...




collageAlors qu'en Amérique elles sont rares, ici, les Mini sont partout! En voici quatre photographiée lors de la même promenade (et c'est sans compter la petite jaune que n'ai pas prise en photo, car il y avait quelqu'un à l'intérieur).


Marmion_RdNous voici arrivés sur Marmion Road, avec l'église Saint-Jude, celle de Thomas Ellis Owen, au bout de la rue. Sur Marmion Road, on retrouve quelques cafés, dont le super Loulou's (qu'on voit sur la photo), une chocolaterie, des friperies haute-gamme, un magasin écolo, des agents immobiliers et...


The_Good_Cook_Shop... mon magasin préféré : The Good Cook Shop !



Palmerston_RdAu bout de Marmion Road, on tourne à gauche sur Palmerston Road, une rue piétonnière qui abrite un Farmer's Market mensuel. Sur Palmerston Road, on retrouve un bureau de poste, quelques restos, pubs et cafés, des pharmacies, des épiceries, des magasins, etc.

MaisonAprès cette promenade, c'est l'heure de rentrer à la maison.

La prochaine fois, je vous emmènerai sur la rue Albert, rue tout près de chez moi qui grouille de vie et où on retrouve de nombreux restaurants indiens.


Amis blogueurs, pourquoi ne pas nous faire part d'une de vos promenades quotidiennes? Allie a parlé de son sentier ici. Marie nous a fait parcourir Montréal la nuit ici et au petit matin . Julia, tu connais sûrement les adresses secrètes du Mont-Royal. Danaée et Tartine, Québec n'a sûrement plus aucun secret pour vous. Charlie, quand tu vas à la bibliothèque en ville, quels sont tes petits arrêts coups de coeur?

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21 mars 2008

Promenade guidée : Le Southsea de Thomas Ellis Owen

Il y a quelque temps, j'ai appris que la ville de Portsmouth organisait chaque semaine des promenades guidées dans les différents quartiers de la ville. Chaque dimanche, de gentils retraités deviennent guides et nous font découvrir les trésors cachés de la région, et ce, pour un maigre £ 3.

Owen_Walk___Southsea_2[cottage construit pas Thomas Ellis Owen]

La première promenade à laquelle j'ai participé avait pour thème "le Southsea de Thomas Ellis Owen". Southsea, où j'habite, est un quartier de Portsmouth qui a commencé à se développer au début du 19e siècle. À l'origine, Southsea était en grande partie une grande terre agricole, mais le travail de l'architecte Thomas Ellis Owen (1805-1862) a été déterminant et le quartier est vite devenu élégant et aujourd'hui, il est sans conteste le plus en vue de Portsmouth. (Oui, mesdames et messieurs, après avoir habité pendant 5 ans dans Côte-des-Neiges, j'habite maintenant un quartier in).

Owen_Walk____glise_Saint_Jude[Église Saint-Jude construite par Ellis Owen]

À Southsea, Thomas Ellis Owen a construit 106 villas, 54 terrace houses (des maisons en rangée), l'église Saint-Jude (qu'il a en grande partie financée lui-même), et en plus, il a même dessiné les plans de plusieurs rues du quartier. Il est donc impossible de ne pas remarquer l'influence de cet homme quand on se promène dans le coin. Malheureusement, plusieurs de ses constructions ont été détruites par les bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale, mais plusieurs ont survécu et sont aujourd'hui des monuments classés, c'est-à-dire "des édifices reconnus et protégés pour leur aspect historique, architectural ou culturel exceptionnel".

Terrace_Houses___Owen[Sussex terrace houses construites par Thomas Ellis Owen]

Au cours de la promenade, nous marchons dans ces rues littéralement construites par Owen. En 1837, Owen a acheté 10 acres de terres pour £ 7 500. Maintenant propriétaire, il pouvait y construire comme bon lui semblait. Ses maisons en rangées étaient surtout pour accommoder les professionnels et les officiers du dockyard (chantier naval) qui voulaient vivre loin du vieux Portsmouth, de ses activités et de ses odeurs. C'était les demeures de la nouvelle classe moyenne de l'époque.

Quant aux villas d'Owen, elles furent commandées personnellement ou achetées par de grands noms de la région:

Le South View Lodge a appartenu à Sir Arthur Conan Doyle.

Owen_Walk___Maison_appartenant___Arthur_Conan_Doyle

Et Brankesmere, à John Brickwood, propriétaire à l'époque de la populaire brasserie Brickwood.

Owen_Walk___Southsea

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08 février 2008

196 ans

Dickens_005

 

C'est l'âge qu'aurait eu Charles Dickens hier. Pourquoi ai-je voulu vous parler de Dickens aujourd'hui? Parce que je suis allée visiter le musée-maison natale de Dickens hier après-midi.

Dickens_002Le 7 février 1812, naquit à Portsmouth John Charles Huffam Dickens. On peut se demander jusqu'à quel point Portsmouth peut revendiquer être la ville de Dickens compte tenu que sa famille déménagea en 1815 et que Dickens n'y revint que trois fois sa vie durant. Pourtant, Portsmouth a tenu à souligner l'important avènement qu'est la naissance d'un des plus importants écrivains britanniques en faisant de sa maison natale un musée. Comme une bonne partie de Portsmouth, et en particulier ce quartier de la ville, a été détruite durant la Guerre, il est heureux que la maison natale ait survécu. Sur la photo, vous pouvez voir la petite porte en grillage à l'entrée de la rue.

Dickens_007 C'est donc ici, au 387 Mile End Terrace (maintenant 393 Old Commercial Road), qu'est né Charles Dickens, auteur à succès. Si vous êtes comme 3 % de la population britannique et que vous croyez que Charles Dickens n'est qu'un personnage fictif, détrompez-vous. Il a bel et bien existé, se maria et eut 10 enfants légitimes et écrivit maintes oeuvres extrêmement populaires (entre autres Oliver Twist, Un chant de Noël, David Copperfield, Les Grandes Espérances). À l'âge de trois ans, sa famille déménagea, et Dickens ne revint que trois fois à Portsmouth. La première pour faire des recherches pour son roman Nicholas Nickleby, et les deux autres, pour donner des lectures.

Dickens_003 Quand la famille Dickens déménagea, elle prit avec elle tous ses meubles et effets, alors la plupart des trucs qui se retrouvent au musée sont des "faux", des reproductions de meubles de l'époque, tels qu'il auraient pu être. Un peu décevant, mais j'ai quand même appris à quoi servait cet espèce de paravent rouge devant le foyer... Il servait à protéger le teint des dames, car le rouge qui leur venait aux joues, causé par le feu dans l'âtre, était perçu comme vulgaire.

Highland_Cemetary C'est tout. C'est que c'est un mini-musée avec, soyons honnêtes, peu à offrir, comparé aux nombreux autres musées et musées-maisons de Dickens ailleurs au pays. Cependant, il y a un autre lien entre Portsmouth et Dickens, une facette dont on parle peu. Au cimetière Highland de Southsea, à deux pas de chez moi, on retrouve une pierre tombale au nom de Nelly Ternan. Nelly Ternan, une jeune comédienne, rencontra Dickens à l'âge de 18 ans alors qu'il avait déjà 45 ans. S'en suivit une relation "cachée" qui dura jusqu'à la mort de Dickens et qui fut probablement une des causes de la séparation de Dickens et de sa femme.

 

  • Pour lire certaines oeuvres intégrales (en français) sur le Web, cliquez ici.
  • Saviez-vous que Dickens visita le Québec dans les années 1840? Il écrivit un livre, American Notes, sur son voyage en Amérique. On peut le lire sur le Web, mais seulement en anglais (voir le lien précédent).
  • Pour en savoir plus sur la relation entre Dickens et Nelly Ternan, l'excellente biographe Claire Tomalin a écrit un livre: The Invisible Woman: The Story of Charles Dickens and Nelly Ternan.

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29 octobre 2007

L'Angleterre, ce n'est pas juste Londres

Salisbury_3Parfois, je me sens un peu coupable. Dès que GG et moi avons quelques jours de congé, nous filons vers un autre pays, comme des assoiffés. Nous nous répétons sans cesse qu'il faut en profiter, alors en moins de deux et pour vraiment pas beaucoup de sous, nous prenons un vol en direction de la Norvège, de l'Espagne, de l'Italie... Nous visitons ces merveilleux endroits, mais nous ne prenons pas vraiment le temps de visiter ce qui se trouve près de chez nous. Et en plus, quand nous avons envie de faire quelque chose, mais que nous ne pouvons pas partir en voyage, nous nous déplaçons toujours vers Londres, notre cité adorée, au lieu de découvrir les autres comtés anglais, les shires, comme aurait dit Tolkien. À la mi-juin, GG et moi avons décidé de remédier à ce manque de notre part. Comme nous habitons près de certains incontournables anglais, l'occasion était trop belle. Un samedi matin, nous avons donc loué une voiture pour nous diriger vers Salisbury, Stonehenge, Bristol et Bath, des endroits situés à moins de 200 km de la maison.

SalisburyNotre premier arrêt fut à Salisbury. Comme bien des endroits dans la région, la ville fut à ses débuts une ville romaine. Par la suite, elle fut envahie par les Normands et par la suite, je ne sais plus. L'histoire de la Grande-Bretagne est tellement complexe. En me renseignant sur Salisbury, je me suis arrêtée à Guillaume le conquérant (qui l'a conquis en 1066). Comme le temps était pluvieux, nous n'avons pas déambulé dans les rues pendant des heures, mais nous avons tout de même tourné autour de la majestueuse cathédrale aux maintes gargouilles! J'adore les gargouilles! Elles ont un rôle pratique (rejeter l'eau de pluie), mais aussi un rôle plus ésotérique, celui d'éloigner tout esprit malin. C'est plutôt spécial de voir ces affreux visages ou animaux fantastiques accrochés aux plus imposantes cathédrales du monde.

Stonehenge_13Après ce petit arrêt à Salisbury, nous avons continué notre chemin pour nous rendre jusqu'à Stonehenge, à quelques kilomètres de Salisbury. Je vous entends déjà vous  moquer de moi: "Y a-t-il quelque chose de plus attrape-touristes que Stonehenge?" Pas grave! Moi, je voulais y aller! Les ruines me fascinent. Et comme ruines, on fait difficilement plus vieux que Stonehenge. La construction de ce cercle mégalithique a commencé il y a 5 000 ans et elle dura environ 1 500 ans! En fait, c'est qu'il y a eu plusieurs phases (celle du remblai, du cercle de pierres bleues et du cercle de monolithes). Il y a quelques années, on pouvait encore marcher parmi les pierres, les toucher, y rêvasser. Maintenant, pour mieux préserver le terrain sur lequel Stonehenge s'élève, l'accès y est interdit. Il faut dorénavant se promener dans un périmètre défini, mais l'audioguide qui accompagne notre visite est très bien fait et nous raconte absolument tout ce qu'il y a à savoir comme, par exemple, que les célébrations de druides et autres rituels barbares ne se sont pas produits dans ce cercle-là. Les "faux druides" que nous avons aperçus à Stonehenge ce jour-là n'avaient pas certainement pas écouté l'audioguide... C'est que nous avons visité Stonehenge le lendemain du solstice d'été, et des dizaines et des dizaines de "druides" étaient venus le célébrer, c'est-à-dire chanter des hymnes au soleil et danser vêtus de la fameuse tunique blanche. Saviez-vous que le "druide" anglais de 2007 ressemble étrangement au hippie américain de 1967?

The_CotswoldsComme la journée tirait à sa fin, nous sommes partis vers Bristol où nous allions passer la nuit. Mais avant d'y arriver, nous nous sommes arrêtés dans le très coquet petit village de Lacock, là où on filmé la télésérie Orgueil et Préjugés ainsi que le long-métrage Emma. Et c'est même l'abbaye de Lacock qu'on a transformée en Hogwarts pour les besoins de la cause! Lacock est situé dans les Cotswolds, une région surnommée "the Heart of England". Avec ses villages aux noms très anglais (Bourton-on-the-Water, Moreton-in-Marsh, Stow-on-the-Wold, Shipston-on-Stour), Lacock est parfois considéré comme le village le plus typique de la région. Un dépaysement assuré. Après ce petit arrêt, nous sommes finalement arrivés à Bristol, mais notre séjour fut court. En fait, nous avions planifié y coucher seulement, pensant que la ville serait plutôt terne et industrielle, mais j'aurais dû me fier à l'instinct de Geneviève qui y est allée cet été. Nous n'y avons passsé que quelques heures, mais la ville était en délire. Les rues étaient bondées, les gens fêtaient et s'amusaient. Nous avions d'autres plans pour le lendemain, mais Bristol mérite le détour. Dommage qu'elle ait si mauvaise réputation.

Bath_3Le lendemain, nous sommes allés à Bath, ville classée au patrimoine de l'UNESCO, et à juste titre. Célèbre dès l'époque romaine pour ses thermes, elle l'est toujours restée depuis. Moitié ville moderne, avec boutiques branchées et restos renommés, moitié ville histoire, avec ses bains romains, son abbaye et son "Cirque" (maisons en rangée en forme de demi-lune), elle est un vrai plaisir à découvrir: un peu d'antiquité romaine par ci, un peu d'architecture géorgienne par là, et tout le monde trouve chaussure à son pied. Ce n'est pas la campagne anglaise, mais nous nous sentons vraiment en Angleterre.

Bath_11

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22 octobre 2007

Elle est où, la belle campagne anglaise ?

Quand on pense à l'Angleterre, certaines images nous viennent immédiatement en tête. Certains pensent au football (lire ici le soccer), certains à Big Ben qui veille sur Londres, d'autres aux fish and chips, mais moi, quand je m'imaginais l'Angleterre, c'est la "belle campagne anglaise" que j'avais en tête. Celle des films d'époque où des jeunes filles en robes de velours courent sur de vertes collines clairsemées de fleurs sauvages. Celle de la littérature anglaise où les personnages ont tous un manoir de campagne où ils reçoivent d'innombrables invités. Celle où les jeunes hommes vouvoient les jeunes filles lors de longues promenades dans les prés. Bon, n'en perdez pas votre souper ! Je suis rarement aussi romantique, mais j'étais quand même à la recherche de cette campagne...

Avec toutes ces images en tête, j'avais bien hâte d'arriver sur l'île pour moi-même aller me prélasser dans ces prés verdoyants. En arrivant, horreur! Pas de campagne anglaise! Le hic, c'est que GG et moi vivons dans le sud de l'Angleterre, la région la plus peuplée du pays. Et comme nous sommes à une distance raisonnable de Londres, énormément de gens ont élu domicile ici et font la navette matin et soir, obligeant ainsi le gouvernement à construire une montagne d'autoroutes qui ont un peu déformé le paysage. Donc, trouver cette "belle campagne anglaise" n'est pas une tâche facile. Alors qu'en Écosse et Irlande, elle nous entoure peu importe où on se trouve, en Angleterre, elle se laisse désirer. Mais parfois, sans aller trop loin, on trouve de jolis endroits qui respirent l'époque.

Winchester___Water_meadows

Sentier pédestre à Winchester où John Keats se promenait

Winchester___Rivi_re_Itchen_4

Rivière Itchen au centre de Winchester

Stonehenge_13

Stonehenge (vous ne la voyez pas, mais une autoroute passe juste à côté...)

The_Cotswolds_2

Lacok, dans les Cotswolds, LA région la plus typique de l'Angleterre. Pour en savoir un peu plus, lire ce super billet de Caroline.

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02 août 2007

Garden Party chez la reine d'Angleterre

Un peu avant de déménager en Angleterre, j'avais promis à mon amie T. de jouer à l'Anglaise une fois là-bas, c'est-à-dire enfiler un chapeau et boire du thé le doigt en l'air. J'avais l'intention de mettre en scène une telle photo pour lui faire plaisir, mais j'étais loin de penser que le tout allait se dérouler au palais de Buckingham... Comment avons-nous réussi à franchir les portes dorées? Grâce à GG évidemment! En fait, la reine d'Angleterre fait quatre garden party par été où différentes personnes peuvent être invitées, entre autres les compatriotes du Commonwealth qui travaillent en Grande-Bretagne. Nous avons donc rempli un formulaire, et voilà! Quelques mois plus tard, nous mettions les pieds au palais.

Bien entendu, GG, moi et nos 8 000 meilleurs amis n'avons pas pu errer dans le palais, mais nous somme entrés par la grande porte, avons traversé quelques pièces, puis avons profité des jardins où nous pouvions aller à notre guise. Le soleil plombait, les gens étaient beaux et il y avait d'énormes tentes sous lesquelles se trouvaient des milliers de bouchées salées et sucrées et où des orchestres jouaient.

Comme nous n'avons pas pu explorer les jardins de fond en comble, car mes talons hauts m'avaient causé d'affreuses ampoules (l'année prochaine, je mets des gougounes), nous avons décidé de manger des gourmandises royales. Parmi toutes ces mini-bouchées, on trouvait des truffes au logo royal, des mini-bagels (un peu plus gros qu'un deux dollars) au fromage et au saumon fumé, des mini-scones avec de la clotted cream et de la confiture et, bien sûr, des mini-sandwichs au concombre sans croûtes. Tout ça était accompagné d'un thé bu le doigt en l'air, évidemment.

Une fois rassasiés, qu'est-ce qu'on fait? On attend l'arrivée de la reine et du duc d'Édimbourg ainsi que d'autres membres de la famille royale attitrés à cette réception. Finalement, l'heure arrive, et comme tout le monde perd la tête et s'avance en même temps, la petite que je suis ne voit rien... Donc, j'ai le plaisir de vous apprendre que j'ai eu l'honneur de voir le chapeau (beige) de la reine. MAIS, j'ai eu tout le loisir d'observer Charles et Camilla qui se sont arrêtés devant GG et moi pour parler à un médecin qui se trouvait là. Si j'avais osé, j'aurais pu avancer la main pour leur serrer la pince. Je ne l'ai pas fait. Pourquoi? J'étais un peu hébétée, je crois, et surtout fascinée par le chapeau de Camilla qui devait faire au moins un mètre... Alors, de quoi ces "royaux" ont-il l'air de près? Eh bien, Charles fait de la rétention d'eau. Ses mains sont énormes et enflées. Et Camilla est beaucoup plus jolie de visu: un sourire franc, une poignée ferme et des beaux yeux bleus rieurs. Serais-je en train de me transformer en royaliste? Non, notre ignorance des membres de la famille royale s'est tout de suite fait sentir quelques minutes après le passade du prince et de la duchesse quand GG et moi avons failli entrer en collision avec le plus jeune fils de la reine, Édouard, que nous avons failli apostropher parce qu'il ne regardait pas où il allait...

Malheureusement, je ne peux pas vous offrir de photos, car les appareils étaient interdits à la réception. En plus, celles prises avant la fête sont floues... Mais je vous laisse avec une photo du chapeau que j'ai acheté pour l'occasion, car il était obligatoire...

P1010768


The Queen and The Duke of Edinburgh gave an Afternoon Party in the garden of Buckingham Palace. The Prince of Wales and The Duchess of Cornwall, The Earl and Countess of Wessex, The Duke of Kent, and Princess Alexandra, the Hon. Lady Ogilvy were present. Her Majesty's Body Guard of the Honourable Corps of Gentlemen-at-Arms and The Queen's Body Guard of the Yeomen of the Guard were on duty. The Band of the Irish Guards and the Minden Band of The Queen's Division played selections of music during the afternoon (source).

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23 mai 2007

Un mardi pas comme les autres

Rien ne s'est déroulé comme prévu hier, mais la journée fut un tel succès qu'on se serait cru la fin de semaine. Les mardis ne sont pas censés être aussi plaisants...

Lundi soir, nous sommes partis vers Londres, car GG avait des examens universitaires le lendemain. Techniquement, il aurait très bien pu y aller seul, mais je n'allais certainement pas laisser passer l'occasion d'aller faire une virée à Londres, centre du monde. En plus, il y avait de la grande visite en ville: Geneviève venait de débarquer dans la métropole. Elle est à Londres pour quelques semaines et passe quelques jours sur le sofa de Caroline.

Donc, la journée du mardi s'annonçait bien. Pendant le jour, comme tout le monde vaquait à ses occupations, je m'étais concoctée un beau plan en attendant de rejoindre tout ce beau monde:

Le menu était appétissant, non? Eh bien, déconstruisons-le, car excepté le souper, rien n'a tenu. Tout d'abord, j'ai laissé tomber ma ballade à Greenwich, car comme le Cutty Shark venait de flamber, je me disais que la promenade guidée en serait peut-être affectée ou bien qu'il y aurait bien des "senteux" désirant aller jeter un coup d'oeil aux restes calcinés. Pas grave. J'avais un plan B.
Secret_London_4___RuelleEn effet, une autre promenade guidée avait lieu mardi matin: le Secret London. Un deuxième choix tout aussi intéressant (sinon plus) que le premier. Notre très enthousiaste guide nous a fait marcher pendant deux heures, nous faisant visiter des recoins londoniens que nous n'aurions jamais vus autrement. En passant par des cours secrètes, des minuscules ruelles et la plus vieille église catholique de Grande-Bretagne (Saint-Etheldreda), nous avons remonté le temps l'espace de quelques heures.

Par la suite, j'avais prévu me rendre au cinéma pour voir le documentaire sur Joe Strummer, mon chouchou chéri. Mais comme la promenade guidée s'est terminée plus tard que prévue, je n'ai pas eu le temps de me rendre au cinéma avant le début de la représentation. Pas grave. Passons au plan B. Au lieu d'attendre à l5h pour me rendre à Westminster, j'ai décidé de m'y rendre tout de suite et de grignoter un sandwich devant l'abbaye avant d'aller la visiter. Abbaye_de_Westminster
J'ai effectivement mangé mon repas devant l'abbaye, mais la visite s'est arrêtée là. Dans mon souvenir, l'entrée était gratuite. Erreur. Il fallait débourser 10 £. Un jour, je le ferai, mais pas ce jour-là. Pas grave. Plan B? Il faisait si beau que j'ai décidé de jouer à la touriste et de faire une croisière en bateau sur la Tamise et de me rendre, finalement, jusqu'à Greenwich. Je descends donc vers le quai de Westminster, mais le prochain bateau ne part qu'à 15h et revient à 17h30. Comme j'avais rendez-vous à cette heure précise, je ne voulais pas courir le risque de le rater. Je décide donc d'oublier cette la croisière. Alors, j'ouvre mes guides et je me rends compte que dans le coin se trouve le musée Tate Britain que je n'ai jamais visité. Vendu. Je quitte donc le quai et remonte vers la rue pour m'en aller vers le musée. Au feu de circulation, un policier à moto arrive devant nous et nous demande de nous arrêter un instant et de ne pas traverser. Au loin, je vois une jolie voiture avec un petit drapeau qui s'en vient. Je me dis que ça doit être Tony Blair qui poursuit sa tournée de rock star. Grave erreur! Celle qui est passée devant moi n'était nulle autre que la plus famous des famous, la seule et unique, Lizzie II d'Angleterre (et le prince Philip, of course). Tous deux assis à l'arrière de leur voiture, sur leur 31, ils s'en allaient (sûrement magasiner au H&M ou quelque chose du genre). Qu'on soit royaliste ou non, on ne peut que sourire en pensant à ce hasard quand il y a des gens qui attendent parfois des journées entières devant Buckingham pour espérer voir la monarque.

Repensant à cette "rencontre" fortuite, je me suis dirigée vers le Tate Britain qui n'était pas trop loin. Une fois là, belle surprise: il y avait une exposition de photos, How we are, sur l'histoire de la photographie en Grande-Bretagne. Parfait pour moi! J'aime beaucoup la photographie et en plus, j'allais en apprendre sur le pays qui m'accueille en ce moment. Tout ce que j'ai vu était nouveau pour moi, donc intéressant, mais certaines photographies m'ont marquée plus que d'autres. Entre autres, j'ai adoré les photos du Dr Hugh Welch Diamond, un psychiatre né en 1809 et un des premiers photographes anglais. Il utilisait la photographie pour traiter ses patients. Bon, les résultats médicaux n'y étaient pas, mais tout le monde s'entend pour dire que ses photos de patients psychiatrisés sont magnifiques. Il y avait quelque chose d'extrêmement troublant et touchant à regarder ces photos. D'un côté, on se sent un peu voyeurs, car il évident que certains de ces sujets n'ont aucune idée de ce qui se passe, mais de l'autre côté, ils sont si beaux, souriants, fiers et tous habillés en grande, qu'on voit l'amusement dans leurs yeux. (J'ai tenté de trouver quelques photos sur Internet, mais sans grand succès. Vous pouvez en voir une ici.)

Après cette visite, il était l'heure d'aller rencontrer Team Québec au restaurant La Girafe situé au bord de de la Tamise. Croyez-le ou non, mais Londres n'est qu'un grand village. Autour de notre table se trouvaient cinq Québécois (dont trois Matanais) ainsi que la plus québécoise des Espagnole. En effet, La Bella A., la douce de professeur Toutou, a suivi sans problèmes une conversation québécoise où le débit était des plus accéléré. Un des beaux côtés de la mondialisation!

Il n'y a qu'une manière de terminer ce billet: On aime Londres!

Big_Ben_2

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08 mai 2007

Un vendredi soir à Portsmouth

Que fait-on le vendredi soir à Portsmouth? Certains vont au pub, d'autres au cinéma et d'autres vont au cynodrome, piste où nous pouvons assister à des courses de lévriers. Ah! Je vous entends déjà grincer des dents et ne pas du tout être d'accord avec cette idée. Je vous comprends. Les courses d'animaux, que ce soit des puces, des chiens ou des chevaux, ne sont certainement pas un divertissement que j'apprécie particulièrement. En fait, je n'y connais pas grand-chose, mais comme des collègues de GG nous avaient invités à nous joindre à eux vendredi dernier, nous avons saisi l'occasion. Oui, on a certains principes, mais on n'est pas encore rendus au point de refuser des sorties!

Donc, en début de soirée, nous nous sommes rendus au Portsmouth Greyhound Stadium. À ma grande surprise, l'endroit était plutôt plein. Jeunes, très jeunes et moins jeunes s'étaient donné rendez-vous. Même le Lord Mayor y était! Alors, que fait-on, une fois rendus sur place? On place des paris, bien entendu! À coup de 2 ou 3 £, nous avons perdu quelques sous. Ouaip! Même les calculs des trois physiciens présents n'ont pas réussi à renflouer nos poches. Cependant, des calculs disons plus subjectifs ont porté fruit. En effet, lors de la septième course, un chien au nom sympathique a attiré mon attention. Mon lévrier, Kentucky Moon, a remporté la première place, dépassant Melbourne Gunner, Chuffa Dandridge, Gold Tip, Alfie Boy et Well of Fire. Mes 2 £ se sont donc transformées en 2,60 £. Oui, il y a de l'argent à faire là-bas...

Greyhound_races___Kentucky_Moon

[Kentucky Moon]

Et puis, qu'avons-nous pensé de cette première? Bof... Une soirée plaisante entre amis qui ne sera sûrement pas répétée. Nous sommes bien contents d'avoir tenté l'expérience, mais ce n'est vraiment pas le genre d'activités que nous aimons. En plus, cette utilisation des animaux me cause quelques problèmes. Cependant, il semblerait que la communauté qui aime ces courses tente de s'occuper des lévriers une fois qu'ils ne peuvent plus participer aux compétitions, car il existe un programme qui place les chiens en famille d'adoption. Et d'après ce que j'en sais, ces programmes existent partout, même au Québec. Alors si un jour vous désirez un chien de race en très bonne forme, avec un très bon caractère et à très bon prix, pensez aux lévriers à la retraite...

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29 mars 2007

Winchester avec maman

Comme deuxième sortie de filles, maman et moi avons pris le train vers Winchester. On ne savait pas trop ce qu'on allait y trouver, mais on savait qu'il y avait une grosse cathédrale et que Channel 4 avait voté Winchester "meilleure place où vivre en Angleterre"! La ville mérite-t-elle son titre? Oui! Finalement, la Québécoise romantique que je suis a pu la voir, la campagne anglaise, celle qu'on décrit dans les livres de Jane Austen ou de Thomas Hardy, et elle est magnifique!
Winchester___Rivi_re_Itchen_4

Il n'a pas fallu plus d'une heure en train pour arriver à Winchester, ancienne capitale anglaise (au 10e et 11e siècles). En arrivant, on ne peut pas éviter d'être plongées dans l'histoire, car à l'entrée de la ville nous attendent la Westgate Tower, ancienne prison médiévale, et surtout, le Great Hall, tout ce qui reste de l'ancien château de Winchester construit par William le Conquérant en 1067. Le Great Hall est aujourd'hui reconnu pour deux choses: c'est là qu'a eu lieu en 1603 le procès pour trahison du poète/courtisan/explorateur Sir Walter Raleigh et c'est aussi là qu'est exposée la Table ronde! Oui, oui! La Table ronde du roi Arthur. Ah! Elle est belle la Table ronde, toute ronde, avec les noms des chevaliers inscrits tout autour. Il y a même une image du roi! Attendez un peu... Son nez me semble familier... Ma foi! C'est Henry VIII! Dur retour à la réalité pour moi: la Table ronde est ronde mais fausse!

Pour faire passer ma peine, nous sommes allées acheter du chocolat chez Montezuma's, et la petite douceur à la violette que j'ai enfournée a fait passer ma peine et m'a donné l'énergie pour attaquer notre prochain arrêt historique, la cathédrale de Winchester. Quand on se ballade en Grande-Bretagne, il est difficile d'éviter les châteaux, les églises et les cathédrales. Et souvent, les bâtiments de moindre envergure deviennent un peu répétitifs et même lassants (honte à moi). Mais à Winchester, la cathédrale vaut le détour. Winchester___Cath_drale_2En fait, elle est même considérée comme l'un des édifices les plus grandioses au monde! Sa construction a débuté en 643 et a été complétée en 1093 par les Normands qui avaient envahi la région. La cathédrale a subit maints revers depuis sa construction: il y a eu la guerre civile de 1642 qui a détruit son grand vitrail, mais heureusement, il a pu être "recollé" grâce à la population qui avait gardé les morceaux (évidemment, c'est maintenant de l'art abstrait, car les milliers de morceaux n'ont pas été recollés pour reproduire la scène originale).  Aussi, il arrive souvent que la crypte de la cathédrale soit inondée (mauvaise construction). Et surtout, il est à noter qu'une partie de la pauvre cathédrale cale, car elle été construite sur du sol mou! Heureusement, au début des années 1900, William Walker, un plongeur anglais, a réussi à la sauver après six ans de durs travaux. Ce ne sont que quelques-unes des anecdotes qui forment la grande histoire de la cathédrale de Winchester. (Pour les amateurs de littérature anglaise, sachez que Jane Austen est enterrée dans la cathédrale.)

Après la visite de la cathédrale, comme il faisait beau, nous avons décidé de nous promener dans le sentier des Water Meadows et de nous rendre jusqu'à l'hôpital St-Cross, là où on sert encore aujourd'hui le wayfarer's dole (un morceau de pain et verre de bière) aux voyageurs. Nous ne nous sommes pas rendues jusqu'à l'hôpital, mais nous avons tout de même profité du beau temps et des magnifiques paysages qui inspirèrent John Keats. Winchester___Water_meadows_2Le poète anglais a passé un automne à Winchester en 1819, alors qu'il avait 23 ans, et ce, 18 mois avant sa mort. Chaque jour, il se promenait près de la cathédrale, le long des Water Meadows et se rendait à St-Cross. Le paysage l'a si bien inspiré qu'il a écrit un poème en récitant les beautés. Et Keats avait bien raison, Winchester est un petit joyau situé dans l'Angleterre rurale. Sa belle architecture, son histoire impressionnante, ses multiples endroits à visiter, ses visiteurs et résidants de marque, son ensoleillement (c'est la ville en Angleterre où il fait le plus soleil) et son bon chocolat fait de Winchester un arrêt incontournable en Angleterre.


Ode to Autum
par John Keats (1819)

Season of mists and mellow fruitfulness!
Close bosom-friend of the maturing sun;
Conspiring with him how to load and bless
With fruit the vines that round the thatch-eaves run;
To bend with apples the mossed cottage-trees,
And fill all fruit with ripeness to the core;
To swell the gourd, and plump the hazel shells
With a sweet kernel; to set budding more,
And still more, later flowers for the bees,
Until they think warm days will never cease,
For Summer has o'erbrimmed their clammy cells.

Who hath not seen thee oft amid thy store?
Sometimes whoever seeks abroad may find
Thee sitting careless on a granary floor,
Thy hair soft-lifted by the winnowing wind;
Or on a half-reaped furrow sound asleep,
Drowsed with the fume of poppies, while thy hook
Spares the next swath and all its twined flowers;
And sometimes like a gleaner thou dost keep
Steady thy laden head across a brook;
Or by a cider-press, with patient look,
Thou watchest the last oozings, hours by hours.

Where are the songs of Spring? Ay, where are they?
Think not of them, thou hast thy music too, -
While barred clouds bloom the soft-dying day
And touch the stubble-plains with rosy hue;
Then in a wailful choir the small gnats mourn
Among the river sallows, borne aloft
Or sinking as the light wind lives or dies;
And full-grown lambs loud bleat from hilly bourn;
Hedge-crickets sing, and now with treble soft
The redbreast whistles from a garden-croft;
And gathering swallows twitter in the skies.

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28 mars 2007

Chichester avec maman

Chichester___The_Market_CrossLa semaine passée, j'ai eu une visiteuse de marque: ma maman a traversé l'Atlantique toute seule comme une grande pour venir passer une dizaine de jours dans le sud de l'Angleterre. Elle avait déjà visité Londres, mais n'avais jamais mis les pieds en région rurale anglaise, alors notre intention pendant son séjour était de découvrir des endroits intéressants à Portsmouth et aux alentours.

Une de nos premières sorties a été à Chichester, ville de 28 000 habitants située à environ 100 km de Portsmouth. Chichester a été fondée par les Romains aux alentours de l'an 43. À l'époque, c'était un port important et plus tard, les Normands s'y sont installés. Aujourd'hui, elle est plutôt tombée dans l'oubli et on passe vite par-dessus, excepté en juillet où on y tient un très gros festival de théâtre et d'arts.

Pour s'y rendre, on a décidé de prendre un autobus de ville (à 2 étages), histoire de voir du pays et de peut-être entrevoir un château ou deux en chemin. Pas de chance. On a vu des cygnes et des moutons, mais pas de château. Une fois arrivées à Chichester, nous avons convergé vers le centre de la ville où se trouve le Market Cross, un monument datant de 1501 qui se tient encore là où s'élevait le marché de l'époque. Aujourd'hui, ce monument est le point de rencontre de tous les gens qui se donnent rendez-vous à Chichester et fait intéressant, il se trouve exactement au point central où se rencontrent deux rues, une du nord au sud, l'autre d'est en ouest. Donc, la rue forme une croix parfaite, avec le Market Cross en plein milieu.

Après avoir mangé un morceau dans un petit café, nous avons profité du beau temps et des rues piétonnes pour nous promener, marcher sur un ancien mur romain et surtout, pour visiter l'imposante cathédrale de Chichester qui s'élève près du centre-ville. Chichester___Cath_drale_2
Cette dernière est très impressionnante pour une ville comme Chichester qui est maintenant considérée comme une petite ville plutôt insignifiante, sans grand charme. La cathédrale a été construite en l'an 1075, mais a par la suite brûlé. On l'a reconstruite au 13e siècle et depuis, elle est restée pratiquement inchangée. En s'y promenant, on peut y faire une découverte intéressante: un des vitraux qui ornent les fenêtres de la cathédrale a été fait par le célèbre Marc Chagall.

Après avoir visité la cathédrale et arpenté la ville, nous avons repris l'autobus pour nous rendre à Fishbourne, un petit village situé à environ 2 km de Chichester, là où se trouve un ancien palais romain... Bon, d'accord, le palais romain n'est plus debout, mais extraordinairement, on peut encore y voir de superbes planchers de mosaïque datant de l'an 75. Comme la région était un port important pour les Romains, ceux-ci avaient fait construire un palais grandiose en l'honneur d'un roi d'une tribu celtique qui s'était "romanisé", le roi Cogidubnus. Avant 1960, l'histoire romaine de cette région était peu connue. Les gens du coin trouvaient souvent des artéfacts, mais ne savaient à qui les attribuer. En 1960, un agriculteur est tombé sur quelque chose de plus gros: un morceau de mosaïque. Par les suites, les vraies fouilles ont commencé, et on y a découvert le site d'une énorme villa. Les mosaïques étaient si bien conservées, qu'on a construit sur-le-champ un musée par-dessus celles-ci pour les protéger des intempéries et pour nous informer de l'histoire romaine de cette région qui est souvent oubliée.

Posté par melodie1974 à 01:53 - Chroniques anglaises - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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