12 novembre 2006
À Saint-Malo, beau port de mer...
À Saint-Malo, beau port de mer,
À Saint-Malo, beau port de mer,
Trois gros navires sont arrivés.
Nous irons sur l'eau,
Nous irons nous promener,
Nous irons jouer dans l'île.
Après deux mois en Angleterre, nous trépignions d'impatience à l'idée d'aller faire un tour en France. Bon, on ne cassait pas la baraque, car GG avait un mauvais rhume, mais on avait quand même hâte de faire la traversée jusqu'à Saint-Malo. Pour la première fois de notre vie, nous allions prendre un (vraiment) gros bateau sur lequel on dormirait avant d'arriver à destination, près de 12 heures plus tard. 
Donc, vers 20 h, vendredi soir, nous nous sommes dirigés vers les quais pour embarquer (littéralement). Comme ce n'était pas la saison touristique, nous avions quasiment ce monstre marin pour nous seuls. Nous avons pu nous promener, visiter les 3 ou 4 restaurants et bars, faire du lèche-vitrine dans les magasins hors-taxes et même aller au cinéma ! Eh oui, il y a deux salles de cinéma à bord. 'Manquait juste le pofcorn ! Après le film, nous sommes retournés à notre chambre où se trouvaient deux petits lits (un par-dessus l'autre) et une petite chambre de bain. C'était minuscule, mais tout y était. Bercés par les vagues (et parfois réveillés par les vagues), nous avons vogué jusqu'en France, et c'est à 8 h le lendemain matin que nous avons accosté à Saint-Malo. C'est beau, Saint-Malo, mais il n'y a pas grand-chose d'ouvert à 8 h le matin ! Après une promenade, nous avons finalement trouvé un café où nous avons cassé la croûte avec un bon café au lait et quelques croissants. Le tout pour un minuscule 12 euros (18 dollars canadiens). On est loin du déjeuner du Father and Son, à Ottawa, où on nous nourrissait pour un maigre 2,25 $.
Une fois la panse remplie, nous avons pu aller marcher en ville, faire le tour de la ville. Puis refaire le tour de la ville. Et le refaire encore. C'est que c'est beau, Saint-Malo, mais ce n'est pas bien grand. Et en plus, comme ce n'était pas la saison touristique, beaucoup d'endroits étaient fermés pour l'hiver et comme si ce n'était pas assez, c'était également jour ferié en France ! Au moins, on a pu prendre de belles photos. Et comme il faisait beau, les promenades furent agréables.
[Fort national]
Mais quand le pluie s'est montrée le nez, nous nous sommes réfugiés au
Grand aquarium de Saint-Malo, où nous sommes revenus en enfance pendant
quelques heures en nous collant le nez aux multiples vitres qui
cachaient de nombreux poissons. Certains colorés, d'autres non. Certains
jolis, d'autres moins. Certains petits, d'autres imposants.
Finalement, vers 18 h, le moment que nous attendions tous les deux avec impatience est arrivé : le moment de souper. Oui, nous sommes gourmands, mais c'est surtout qu'après deux mois passés au pays du poisson frit, nous avions hâte de nous mettre sous la dent quelques plats français, et les crêpes bretonnes nous faisaient saliver. La crêperie Margaux fut notre sélection, et nous avons pu y déguster un verre de cidre du pays ainsi qu'une galette de sarrasin (une crêpe de sarrasin, en fait). La mienne était à la ratatouille et celle de GG, à la viande, of course. Le dessert ? Eh oui, vous l'aurez deviné : une crêpe ! Celle de GG était au simple chocolat, mais la mienne, la mienne, la mienne se rapprochait du divin. En effet, ma crêpe au caramel salé était probablement un des meilleurs desserts que j'ai eu la chance de déguster, et, je l'avoue, c'est avec un petit pincement au coeur que j'ai laissé ma dernière bouchée à GG. Mais c'est le coeur léger que j'ai repris le chemin du retour, car notre miniséjour (12 heures) en sol français a été bien intéressant, mais malgré les bonnes crêpes, j'en avais assez vu de Saint-Malo. Time to move on !











