Les humeurs de Mélodie

Chroniques diverses d'une Québécoise en Angleterre

03 septembre 2007

Du soleil, des plages et des palmiers

Irlande___Cork_et_Kerry___Ao_t_2007_009La BBC vient d'annoncer que l'Angleterre a dépassé le record de 1956 pour ce qui est des précipitations d'été. Jusqu'à maintenant, il y a eu 358,4 mm de pluie, alors qu'en général, à ce temps-ci de l'année, la normale se tient autour de 226 mm. Je savais que l'Angleterre était pluvieuse, et ça ne me dérange pas trop, mais ne voir aucune différence entre le printemps, l'été, l'automne et l'hiver, ça m'affecte un peu. Donc, pour prendre un peu de vitamine D, nous avons décidé de profiter du congé férié pour passer quelques jours dans le sud de l'Irlande, dans les verts comtés de Cork et de Kerry.

Irlande___Cork_et_Kerry___Ao_t_2007_030L'automne dernier, je suis allée passer quelques jours en Irlande avec Papounet. J'avais adoré la culturelle Dublin, mais avais été un peu déçue de Wexford, région de mes ancêtres. Située à proximité de Dublin, la région est très peuplée, mais surtout, les paysages sont un peu dénaturés par un nombre hallucinant de fils électriques. Je pensais que le sud serait semblable, mais j'ai été agréablement surprise. Devant nous défilait l'Irlande des vieux films, de la littérature, des contes et des légendes: des kilomètres et des kilomètres verts entrecoupés d'embouteillages de moutons et de vaches, de mignons villages colorés situés le long de péninsules au sable blond, des panneaux de signalisation toujours bilingues et parfois unilingues irlandais, de la bonne bière et surtout, des Irlandais souriants, accueillants et fort sympathiques.

Irlande___Cork_et_Kerry___Ao_t_2007_033Jeudi soir, en arrivant à l'aéroport de Cork, nous avons pris possession d'une Toyota de location. Au premier coup d'œil, la voiture un peu bossée et très égratignée ne nous inspirait pas confiance, mais après quelques kilomètres sur les routes sinueuses et très étroites de la région, où il fallait parfois tout simplement rouler dans les buissons pour éviter une voiture roulant en sens inverse, nous étions bien heureux de ne pas être les premiers à bousculer cette voiture. Même si Cork est une ville où il semble y avoir beaucoup de choses à faire et à voir, nous avons décidé de passer notre séjour en campagne, alors nous sommes immédiatement partis vers Clonakilty, petite ville réputée pour son boudin, où Michael Collins, jeune révolutionnaire irlandais, a longtemps vécu.

Irlande___Cork_et_Kerry___Ao_t_2007_058Le lendemain, après une nuit passée dans un sympathique B&B, où GG a pu déguster un déjeuner typiquement irlandais (pensez au gros déjeuner québécois et ajoutez-y du boudin noir et du boudin blanc), nous partions vers la péninsule de Beara. Aucunement pressés, car nous n'avions aucun plan précis et ne savions pas exactement où nous allions passer la nuit, nous avons pu flâner et arrêter un peu partout, comme au moindre cercle de pierres indiqué sur une carte (des mini-Stonehenge). C'est ainsi que s'est déroulée cette journée ensoleillée où nous nous sommes amusés à photographier des moutons (comme si nous n'en avions jamais vus), à marcher sur des plages de sable fin, à se perdre, car il semble que les Irlandais ne soient pas friands des panneaux de signalisation, et à être ralentis par des embouteillages d'animaux. En route vers le grand nulle part, nous sommes passés par de petits villages, tous plus mignons et colorés les uns que les autres, et un peu au hasard, nous avons choisi de poser notre tente à Ardgroom, où nous avons demandé aux gens de la place de nous indiquer le terrain de camping le plus proche. L'hospitalité irlandaise légendaire ne s'est pas fait prier, et tout de suite, on nous a dit d'installer notre tente dans le champ voisin. Thanks a million, comme disent les Irlandais.

Irlande___Cork_et_Kerry___Ao_t_2007_070Samedi matin, nous sommes partis en direction de la péninsule de Dingle, où nous allions passer deux jours dans un superbe B&B que GG avait choisi avec soin. Nous avions décidé d'oublier le ring of Kerry, plus touristique, pour aller plutôt dans le comté de Kerry, très riche en histoire. Les guides de voyage ne mentaient pas, car les vestiges du passé sont partout: cercles de pierres isolés ou tout simplement situés dans un champ où déambulent vaches et moutons, églises de pierres sèches, clochans, cimetières gaéliques, etc. J'étais aux anges. Et en plus de regorger d'attraits historiques, la région de Cork et de Kerry est aussi la plus gastronomique de l'Irlande: saumon fondant, dans un pub au nom imprononçable (Tigh ui chathain), fromages de lait cru, pétoncles divins, excellents stouts. Assez pour déclencher un coma alimentaire...

Irlande___Cork_et_Kerry___Ao_t_2007_146La nuit précédant notre départ, j'étais comblée. J'avais finalement vu l'Irlande dont je rêvais, celle de mes ancêtres, celle qui a survécu aux famines et aux guerres, celle qui est toujours souriante. L'Irlande plus verte que verte où le nombre de moutons et de vaches surpasse le nombre d'humains. J'ai bien dormi et bien rêvé. Puis, le lendemain, ça s'est mis à moins bien aller... Cette journée-là, il nous fallait parcourir environ 400 km pour se rendre à Dublin et attraper notre vol qui décollait à 19h. Rien de trop énervant, compte tenu du fait que nous avions neuf heures pour les parcourir. Bébé fa-fa, non? Faux! Je suis maintenant convaincue que malgré leur gentillesse et leur accueil extraordinaires, les Irlandais se foutent royalement de la gueule des touristes et s'amusent à leur faire perdre leur chemin. J'en suis venue à cette conclusion, car tout au long de notre voyage, nous nous sommes perdus! La plupart du temps, c'est qu'il n'y avait aucune signalisation, mais parfois, les panneaux n'étaient qu'en irlandais, nous laissant ainsi le soin de choisir un peu au hasard notre destination (pas toujours fructueux comme résultat...) Donc, aux alentours de 15h, nous étions tout près de Dublin, à environ 50 ou 60 km au sud de la ville. Super! Il nous restait encore quatre heures et moins de 75 km. C'était dans la poche! Mais voilà qu'à la radio, les informations nous apprennent que l'autoroute M50, celle que nous devons prendre pour aller à l'aéroport, est fermée à cause d'un accident. Pas de panique! Nous avons encore le temps, alors nous décidons de prendre une petite route qui contourne Dublin. Erreur… Premièrement, les gens qui rentrent du travail ont aussi eu cette idée, alors il y a des bouchons. Deuxièmement, ces mêmes gens ne savent pas plus que nous où ils vont, où ils sont, et les indications qu'ils nous donnent sont très peu claires. Troisièmement, les &!@%# de routes que nous parcourons n'ont aucune &!@%# d'indication! À plusieurs reprises, nous sommes arrivés à un rond-point où se trouvaient quatre sorties, mais ces quatre belles sorties n'avaient aucune indication. En gros, c'est simple: on ne savait pas trop où on était ni où on allait. Ça s'annonçait plutôt mal... Pendant trois heures, nous avons tourné en rond autour de Dublin, pour finalement voir notre vol partir sans nous à 19h... En temps normal, ça n'aurait pas été si tragique, car les liaisons entre Dublin et Londres sont nombreuses, mais comme c'était un congé férié, tout le monde rentrait en Angleterre, et les vols étaient complets. Tous. Après quelques recherches, nous avons finalement trouvé deux sièges pour Southampton. En classe Économie Plus. Il serait indécent de vous révéler ce que nous avons dû débourser, mais disons que notre vol de retour était environ 10 fois le prix de notre vol d'aller... Je pense que nous allons rester à la maison pour quelques mois...

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30 octobre 2006

Dublin pas à pas

Si vous avez lu l'entrée précédente sur Dublin, vous aurez sûrement deviné que j'ai adoré la ville. Mon séjour de quatre jours m'a permis de visiter la ville et de participer à ce qu'elle avait à offrir, même si j'aurais eu besoin de quatre autres jours pour tout faire. Tout de même, ce que j'ai fait, visité, vu m'a donné une bonne idée de l'essence de la ville. Pas à pas, voici le trajet que mon papounet et moi avons parcouru, au cas où vous seriez intéressés à visiter la capitale irlandaise un de ces jours.

Pour notre première vraie journée dublinoise, comme il mouillait à verse (nous avons appris le lendemain que ça avait été la pire accumulation de pluie en Irlande depuis des années), nous avons opté pour un tour en autobus qui nous amène aux principaux points d'intérêt et qui nous donne la possibilité de descendre où nous voulons puis de rembarquer, toute la journée. De cette manière, nous avons donc commencé par visiter quelques musées, pour nous mettre en appétit, comme la Gallerie nationale d'Irlande qui offre un répertoire d'art varié allant de l'art romain à l'art moderne irlandais. Comme ce n'est pas un musée vraiment reconnu à travers le monde, on n'y trouve pas de grandes oeuvres (un Picasso, un Caravage), mais sa salle sur la famille Yeats est superbe. Par la suite, nous avons fait un arrêt obligatoire, selon nos guides,
à l'Hôtel de ville, où un magnifique édifice datant de 1769 nous a accueillis. En plus de son architecture impressionnante, l'Hôtel de ville propose une exposition multimédia sur l'histoire de la capitale irlandaise. L'expo était super intéressante et très riche en informations. Nous aurions aimé y passer plus de temps, voir tous les extraits d'archives qu'on nous proposait, mais comme tout bon édifice municipal, il fermait ses portes très tôt (14 h). Comme l'heure de fermeture des principaux lieux d'intérêt approchait (nous n'étions plus en saison touristique), nous n'avions d'autre choix que de nous diriger vers un lieu qui ferme rarement, la brasserie Guinness, où nous allions visiter le storehouse et déguster une bonne pinte. Honnêtement, nous nous attendions à quelque chose de bien, mais rien de comparable à ce que nous avons vu. C'est un vrai parc d'amusement pour adultes. Entièrement rénové, moderne à souhait, l'édifice de sept étages nous entraîne sur les traces de la Guinness :                                             [1er étage]Guinness_Storehouse_3


On y voit comment cette populaire bière est produite, de A à Z; on y apprend l'histoire de la Guinness (et de la famille); on suit les traces publicitaires de Guinness depuis les débuts, etc. Le clou de la visite est sans aucun doute une excellente pinte gratuite au magnifique Gravity Bar situé au 7e étage de la brasserie, d'où on peut admirer (sous la pluie) la ville à nos pieds. On a passé presque 2 heures à la brasserie et on aurait pu y passer 2 heures de plus. Si vous passez par Dublin, cet arrêt est obligatoire.

Le lendemain, nous sommes partis faire un tour à Wexford (voir le billet sur Wexford, disponible sur vos écrans sous peu).

Le surlendemain, le beau temps était revenu et nous avons décidé de flâner et visiter les endroits qui nous avaient tentés lors de notre tournée en autobus, mais que nous n'avions pas eu le temps de voir. Nous avons, évidemment, fait la tournée obligatoire des églises importantes de Dublin, soit la cathédrale Saint-Patrick (oui, ce même Saint qu'on oblige à grands coups de bière verte le 17 mars de chaque année) et surtout, celle de Christchurch qui, à mon avis, était beaucoup plus intéressante.

Christchurch_2[cathédrale de Christchurch]

En effet, cette cathédrale a été construite aux alentours de 1030, sous le règne des Vikings, et était de confession celtique. Évidemment, elle a changé de mains et de confession plusieurs fois, suivant le pouvoir, et elle est maintenant de foi anglicane (mais on spécifie que toute confession est bienvenue aux services). Pour les plus curieux, on y trouve aussi une crypte médiévale, inchangée depuis le 13e siècle.

Par la suite, papounet et moi nous sommes séparés, suivant chacun nos propres intérêts. Les miens allaient m'emmenée au nord de la Liffey. J'ai parcouru les quais, j'ai choisi le pont que j'allais enjamber pour traverser de l'autre côté, je me suis promenée dans le coin très occupé et moderne de la rue O'Connell et je me suis rendue au Dublin's Writers Museum, où j'ai passé un superbe deux heures en compagnie des grands de la littérature. Cette magnifique maison georgienne a été transformée en paradis pour tout amoureux de la littérature. Avec un guide audio, on se promène devant des vitrines où maints objets et éditions uniques nous sourient; on s'arrête devant des affiches et des photos pour écouter le guide nous parler des auteurs, des oeuvres et du contexte historique. Encore une fois, une superbe découverte où j'aurais bien aimé passé plus de temps, mais les heures filant, je devais partir pour me rendre Musée irlandais d'art moderne avant que celui-ci ferme ses portes. Pour ceux qui me connaissent, vous savez bien que je n'y connais pas grand-chose en art, encore moins en art moderne. Cependant, ce musée m'attirait, car il était situé dans l'ancien hôpital Royal (17e siècle) et il utilisait, en plus des bâtiments principaux, les terrains, jardins, clairière, cimetière. L'expérience entière donc est aussi intéressante que les oeuvres elles-mêmes. Encore une fois, un autre arrêt presque obligatoire.

Le lendemain matin, avant de repartir vers l'Angleterre, nous avons eu le temps de faire une dernière visite. Nous sommes allés marcher sur les terrains de l'Université de Dublin, soit le très fameux Trinity College, fondé en 1592 par la reine Elizabeth I, et reconnu principalement pour sa magnifique vieille bibliothèque où l'on peut y voir le Livre de Kells, un manuscrit illustré, enluminé et ornementé réalisé par des moines celtiques aux alentours de l'an 800. On se sent très petit et très jeune, près de tant d'histoire.

En quelques jours seulement, nous avons eu un excellent aperçu de ce que Dublin offre et peut offrir. La ville est pleine d'énergie, elle respire le bonheur et le plaisir, et elle regorge de culture. C'est bien une grande ville, mais elle ne ressemble à aucune autre capitale. C'est une grande ville qui offre tout ce qu'une bonne grande ville se doit d'offrir, mais elle nous enveloppe aussi un peu comme dans un cocon, comme le ferait un joli village. Un gros joli village.

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En s'en allant à Wexford

Wexford_5Ce matin, papounet et moi avons pris l'autobus pour nous rendre à Wexford, vrai "barceau" de nos ancêtres. En effet, les S. seraient partis de là dans les années 1700. Il faisait beau, et nous étions bien emballés par le trajet d'autobus dans la campagne irlandaise qui nous ferait parcourir les quelque 200 km qui nous séparaient de Wexford. Malheureusement, il n'y avait pas grand-chose à voir. Pas de grandes plaines vertes avec des tits moutons, pas de jolis villages pittoresques et beaucoup de fils électriques. Dommage.


Wexford___Siskard_Abbey_2 Cependant, en arrivant à Wexford, nous avons bien aimé la ville au premier coup d'oeil. Elle est très coquette, a une magnifique promenade le long de l'eau et il y a plein de chouettes petits magasins. Et puis, il y a l'attraction principale de la place : l'abbaye Selskar, construite aux alentours de 1190, qui est réputée pour sa pierre rose. J'avais bien hâte d'aller me promener dans son vieux cimetière, histoire de fouiner pour voir s'il n'y aurait pas une vieille pierre tombale au nom de S., mais à cause de l'averse de la veille, ils avaient fermé à clé les terrains et n'ont pas voulu les ouvrir, même si je leur ai fait des beaux yeux, leur expliquant que je venais de loin et que mes ancêtres étaient enterrés là-dedans, bordel! Pfft ! Pas surprenant que les S. soient partis de là! Bon, j'exagère un peu, mais c'est un peu dommage et décevant, car j'avais attendu longtemps cette visite.

Avec la fin de l'après-midi qui approchait, nous avons décidé de prendre le train pour retourner à Dublin. Comme la noirceur tombait, nous n'avons pas pu admirer les paysages, mais nous avons pu nous étirer à souhait. Verdict final de cette journée à Wexford : C'est difficile à admettre, car j'avais de si hautes attentes, mais j'ai été un peu déçue. Peut-être que mon impression aurait été différente si on avait été au beau milieu de l'été, que la promenade avait été bruyante de gens et que l'abbaye avait été ouverte, mais pour l'instant, même si je heureuse d'y être allée, je suis encore plus heureuse que les S. aient décidé de partir pour le Nouveau-Monde! Sans rancune, Wexford!

Posté par melodie1974 à 11:57 - Chroniques irlandaises - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 octobre 2006

Dublin : Coup de coeur

Bo_te_aux_lettresDublin. Après 31 ans d'attente, j'allais finalement visiter le "barceau de mes ancêtres" (dixit Alexis Tremblay dans le film Le règne du jour de Pierre Perrault). J'étais excitée comme une puce, car Dublin m'appelait depuis toujours, mais des gens ayant déjà foulé son sol m'avaient bien avertie : "Dublin, c'est super, mais c'est un gros village. Après 2 jours, tu veux voir autre chose." C'est donc avec un enthousiasme un peu miné que je partais, mais j'ai été très agréablement surprise, car après quatre jours à Dublin, j'en aurais pris quatre de plus!

Peut-être est-ce dû au fait que notre premier arrêt à Dublin avait une résonnance vaguement familière, mais j'ai tout de suite été charmée par la ville. Sinnott_sAvez-vous déjà vécu une situation où vous arrivez dans un lieu et vous vous sentez immédiatement comme si vous étiez chez vous ? C'est un peu ce qui s'est passé pour moi. Vous me direz que c'est peut-être à cause de mon affection pour mes racines irlandaises, mais je vous répondrai que c'est beaucoup trop romancé comme explication. C'est plutôt à cause de l'atmosphère générale, de la musique qu'on semble entendre quand on se promène, de la possibilité de se retrouver dans des lieux où nous pouvons à la fois être anonyme et profiter de ce que peut apporter une grande ville, tout en se sentant réconforté par la chaleur humaine naturelle des Irlandais. Un joyeux et merveilleux mélange, c'est ce qui décrit le mieux Dublin. Un mélange d'ancien et de moderne, de culture et de plaisirs, d'irlandais et d'international. C'est le paradis de la littérature et c'est aussi le paradis des jeunes. En effet, la ville, en plein boom économique, regorge de jeunes gens qui viennent tenter leur chance dans la capitale. Ces jeunes viennent de partout en Irlande, mais aussi de l'Europe (l'Irlande faisant maintenant partie de l'Union européenne) et des États-Unis. Les nouvelles industries (pharmaceutiques, informatiques entre autres) attirent ces jeunes professionnels, et pour préserver ce nouvel apport, Dublin s'est mise à l'heure du jour : elle s'est transformée en capitale moderne. On pourrait crier à l'indécence et s'offusquer, dire que cette nouvelle ère transformera à jamais l'image de la ville. On pourrait. Mais Dublin, à mon avis, réussit là où d'autres villes échouent : elle a su garder son charme traditionnel qui attire les nombreux touristes (l'industrie première jusqu'à récemment), mais elle a aussi su s'adapter à son nouveau statut et propose ainsi multiples nouveaux magasins, restos, sorties culturelles, moyens de transport, etc. qui plaisent à tous ses habitants et qui en font une ville des plus efficace et des plus agréable à visiter.

Dublin :

  • est la capitale de la République d'Irlande (à ne pas confondre avec l'Irlande du Nord);
  • compte 505 739 habitants (2006) ou 1 661 185 si on inclut le Grand-Dublin;
  • utilise l'euro comme monnaie vu que l'Irlande fait maintenant partie de l'UE;
  • a été nommée meilleure capitale où vivre selon une enquête de la BBC (2003);
  • a été fondée par les Vikings autour de l'an 1 000, mais était habitée bien avant;
  • et l'Irlande ont reçu leur indépendance du Royaume-Uni en 1922, après maintes guerres et rébellions;
  • est séparée en deux par la rivière Liffey, et des dizaines de ponts, plus coquets les uns que les autres, permettent d'aller du nord au sud et vice versa;
  • est le lieu de naissance de la bière Guinness (1759) et on y retrouve encore l'usine principale;
  • compterait environ 1 000 pubs;
  • interdit la fumée dans les lieux publics, même dans ces fameux pubs;
  • est reconnue comme une capitale littéraire, car nombreux auteurs, tels que James Joyce, Bram Stoker, George Bernard Shaw, Oscar Wilde, Samuel Beckett, William Butler Yeats, Jonathan Swift et Roddy Doyle, y sont nés ou l'ont adoptée;
  • obligeait, jusqu'à récemment, les étudiants universtaires à réussir un test de langue irlandaise (gaélique) pour obtenir leur diplôme, mais ce n'est plus le cas maintenant;
  • est réputée pour son architecture de style georgien, soit ces maisons de quatre étages, collées les unes aux autres : Maisons_georgiennes

                                    [maisons georgiennes]


Posté par melodie1974 à 17:49 - Chroniques irlandaises - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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