15 novembre 2007
Virée en suisse (avec petit arrêt en Italie)
[Chamoson; vue de la salle à manger] La semaine dernière, je suis partie en Suisse toute seule, comme une grande. La Suisse occupe une place importante dans mon coeur, car ma marraine, la soeur de ma mère, y a déménagée il y a une trentaine d'années (qui prend mari prend pays), et comme j'ai toujours été très près d'elle, j'ai moi aussi un peu adopté la Suisse, par la bande, comme on dit. Si ma tante n'y habitait pas, si j'avais seulement vu la Suisse avec des yeux de touriste, je ne crois pas que ce serait mon pays préféré. Les paysages y sont grandioses, mais comme lieu de découvertes, je préfère autre chose. Cependant, depuis trente ans, grâce à ma tante et à mon oncle, j'ai pu entrer quelques fois dans la vie des Suisses, chose assez difficile à l'abord, et c'est pourquoi le pays, même s'il n'est pas mon préféré, m'est très cher et j'aime toujours y retourner.
Je n'ai pas une très bonne mémoire de ma très tendre enfance, mais j'ai de très nets souvenirs de la Suisse. Je me rappelle les promenades dans les bois avec la mère de mon oncle à la recherche de champignons sauvages, je me rappelle la raclette mangée au coin du feu, pas avec un de ces nouveaux poêles électriques, je me rappelle les pique-niques dans l'alpage où on mangeait des saucissons au son des cloches des vaches qui s'y promenaient. Je me rappelle les chalets identiques à celui d'Heidi. Je me rappelle l'accent chantant suisse. Je me rappelle les abricotiers où je grimpais pour cueillir ces délicieux fruits mûrs. Je me rappelle le jus de raisins blancs fait avec les raisins des vignes de la région. Je me rappelle les noms des neveux et nièces de mon oncle, noms que la petite que j'étais entendait pour la première fois, des noms comme Bénédicte, Grégoire, Laétitia. Donc, chaque fois que je retourne en Suisse, ce sont tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit. C'est comme pénétrer dans un album photo, et c'est très agréable.
[village d'Isérables] Je suis donc allée en Suisse la semaine passée pour rendre visite à ma cousine, qui se trouvait à Lausanne grâce à une bourse de recherche, et par la même occasion, elle et moi avons bien sûr rendu visite à notre tante. En arrivant, on avait des idées de grandeur: Lausanne, le nord de l'Italie, Chamonix, villages médiévaux, et ainsi de suite. Mais une fois perchées dans le Valais, face aux gigantesques montages, un verre de fendant à la main, l'envie de partir en escapade m'a quittée. On a quand même bougé durant ces quatre jours (visite au marché de Domodosola dans le nord de l'Italie, randonnée en montage à Isérables, après-midi dans la vieille ville de Sion), mais on a surtout profité du moment présent tout en goûtant, bien sûr, aux spécialités suisses. Et des spécialités suisses, il y en a! Du vin, du chocolat, de la viande séchée,
du fromage. Tout ce qu'il faut pour faire une bonne orgie alimentaire et ronfler bien profondément.
[Marché de Domodosola en Italie] Donc, notre séjour été des plus calme et des plus agréable. Il fut entrecoupé de quelques sorties, comme notre lors de notre virée au marché de Domodosola dans le nord de l'Italie (à une heure environ de chez ma tante) où nous avons pu nous promener, entendre parler italien, boire beaucoup de café et manger, bien sûr, une pizza italienne que j'aurais
aimé pouvoir partager avec vous. Une pâte mince à l'huile d'olive, une
sauce aux tomates et au basilic, du prosciutto divin, de la mozzarella
frais et du gorgonzola crémeux...
À part cette virée hors du pays (les distances sont pratiquement inexistantes en Europe), nous sommes restés plus près de la maison et nous en avons profité pour visiter les vignes de mon oncle et de ma tante où nous avons goûter aux derniers raisins. Nous avons déambulé dans le petit
village de Saint-Pierre de Clages, un des villages suisses du livre, où on
retrouve environ 15 bouquinistes. Pour une population d'environ 630 habitants, ce
n'est pas mal, n'est-ce pas? Nous avons aussi fait un saut (en hauteur) à Isérables, petit village perché à
plus de 1 000 m d'altitude qu'on atteint en prenant un téléphérique. Un
dimanche en fin d'après midi, à Isérables, il n'y a pas grand-chose à
faire sauf prendre le café (une constante en Suisse) ou faire des
promenades. Nous avons donc pris notre meilleur pas et avons entrepris
une randonnée d'environ une heure trente dans les Mayens où les seules personnes rencontrées étaient quelques vaches et moutons qui faisaient sonner la cloche à leur cou. Typique et
parfait, quoi!
[Écoutez la chanson d'Heidi...]












